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Photo : Gérard Delorme |
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Ce qui fait l’intérêt
de cette cavité, c’est la
qualité de son concrétionnement.
On appelle ainsi les dépôts minéraux qui se forment sur les parois
d’une grotte par recristallisation de la calcite en solution
véhiculée par les eaux d’infiltration.
Lorsque l’eau suinte sur le plafond d’une caverne, elle y dépose un
petit peu de son calcaire en solution. Au fil du temps, cela donne
un assemblage de cristaux de calcite de forme plus ou moins
cylindrique dirigé vers le bas et que l’on appelle
stalactites.
Un dépôt équivalent se produit sur le sol de la cavité lorsqu’une
goutte d’eau s’y écrase en formant, petit à petit, ce que l’on
appelle des stalagmites.
On comprendra que, selon l’importance de la circulation de l’eau, de
la forme des galeries souterraines et de certains autres paramètres,
ces concrétions pourront prendre des formes extrêmement variées :
colonnes, draperies, etc. |
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Les formes de concrétionnement à la fois les plus curieuses et les
plus rares prises par la calcite sont constituées par ce que l’on
appelle les excentriques. Ce type de concrétions présente de fines
digitations se tordant dans toutes les directions et semblant défier
les lois de la pesanteur. L’effet est particulièrement étonnant et
ne s’observe que dans un nombre assez restreint de grottes où la
porosité du calcaire, le débit de l’eau filtrant sur les parois et
les conditions du microclimat de la cavité le permettent.
Ce sont justement des
concrétions de type excentrique
que l’on peut observer dans les “Grottes de Maxange". Elles forment
des bouquets qui en tapissent les plafonds et les parois sur une
bonne longueur. Leur profusion, la délicatesse de leur forme, leur
pureté étincelante sous la lumière en font un spectacle d’une rare
qualité. Les “grottes de
Maxange" sont une véritable géode.
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