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Historique
Jusqu'en 1924, et depuis 1860 (ou environ), la
parcelle sur laquelle fut élevée la gloriette
appartint à la famille de David Magot. Ce
dernier était horloger à Beaumont. Puis, jusquen
1956, elle fut la propriété de Jules Colombet
et de sa soeur Madelaine Suzanne. Leur père
était "entré gendre" chez les Margot
en épousant la fille Marie Justine.
D'une santé fragile, cette dernière disparut
jeune encore, à l'âge de 43 ans, le 5 mars
1893.
Selon la tradition orale, rapportée par les
anciens de Beaumont, le parc où se trouvait la
gloriette était cloturé et entouré d'une
grille en fer forgé fermée par un portail,
également en fer forgé, le tout peint en
blanc. Les tilleuls et le cèdre, qui existent
encore de nos jours, étaient accompagnés de
divers autres arbres et arbustes, d'un petit
bassin en pierre rempli d'eau (il existe
toujours lui aussi, mais il sert de massif), de
statues sur piédestrals et de divers massifs
magnifiquement fleuris.
La vue de ce jardin, depuis la route, était si
plaisante que les Beaumontois en faisaient l'un
des buts de leurs promenades.
Quelques priviligiés avaient accès au jardin,
en particulier les amies de mademoiselle
Colombet, qui venaient y chercher du repos, de
la fraîcheur, l'occasion de bavarder et de
prendre une tasse de thé.
Mademoiselle Colombet donnait quelques leçons
de piano ; aussi, certaines de ses élèves,
celles qui lui paraissaient les plus méritantes
ou les plus douées, étaient récompensées en
étant invitées à venir goûter dans la
gloriette. L'une d'elles se rapelle qu'il
fallait faire très attention à bien suivre les
allées pour ne pas abîmer les fleurs. Une
autre se souvient de ce que le sous-sol de
l'édifice servait à ranger les outils de
jardinage et , l'hiver, à mettre les pots de
fleurs à l'abri des intempéries.
Léo Testut, dans son ouvrage sur la
Bastide de Beaumont, précise que la famille
Magot habitait sur la place centrale, dans une
maison située à l'est de cette place. Comme la
plupart des maisons de la Bastide qui autrefois
se trouvaient inta-muros, celle des Magot
n'avait ni cour, ni jardin. Mais, fort
heureusement pour eux, ils avaient le privilège
de disposer, en un site paisible peu bâti, au
pied de la vieille chapelle de belpech et à
quelques centaines de mètres de leur habitation
d'un terrain hors les murs comportant jardin
potager et jardin d'agrément.
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