Accueil

English Version
Versiòn espanõla
 











































 

Rechercher
Besoin d'aide ?
Recevez chaque semaine
les nouvelles du pays
 


 
  Ajoutez cette page à
  vos favoris
Ajouter cette page à vos favoris
  Recommandez ce site à un
  ami


Les liens
Plan du site
Contacter le Pays
Qui sommes-nous ?
Le Livre d'or
Infos légales

 


 
Découvrez le Site de La Truffe de Ste Alvère

Sainte Alvère en Périgord,
est le premier village de
France à vous présenter
son marché aux truffes
sur Internet.
Accueil  >  Culture & Patrimoine  >  En Pays Beaumontois - Histoires de croix
 



 

LA CROIX DE COUQUETTE

Le 13 mai 1813 à Chamoy, Thoinette Vaudois, l'épouse de Michel Geneste, dictait son testament. Se sentait-elle malade et proche de sa fin ? La question est légitime, car elle était encore jeune, même pour l'époque; née le 31 janvier 1775, elle n'avait que 38 ans. Elle devait d'ailleurs disparaître beaucoup plus tard, à l'âge de 76 ans, le 21 octobre 1851. Elle avait épousé Michel le 17 vendémiaire an XIII, c'est-àdire, comme on disait alors le " 9 octobre 1804 ancien style ". Elle coucha sur son testament les trois enfants qu'elle avait eus avec lui, tous trois encore vivants, tous trois meuniers comme leur père: Etienne, l'aine, né le 30 mai 1807, Guillaume, dit Cadetou, né le 27 février 1809 et Jean, dit Michel, né le 13 mai 1811.

Un an après avoir dicté ce testament, Thoinette mettait au monde un quatrième fils qui, plus tard, serait lui aussi meunier et qu'elle prénomma Pierre, dit plus jeune, né le 9 mai 1814.

Etienne devait disparaître le premier, à l'âge de 57 ans, le 18 août 1864. Il avait épousé une toute
jeune fille du voisinage, Marie Martinaud (née le 25 septembre 1823, elle avait, le jour de son mariage, 16 ans 4 mois et 24 jours, comme le précise le maire dans l'acte de mariage), issue d'une famille demeurant à Brondel.

Le plus jeune, Pierre, décéda à 55 ans le 2 décembre 1869. Il était resté célibataire.

Il ne restait plus alors de la famille que Guillaume et Jean . Ils avaient vu disparaître un à un tous leurs proches : leur mère Thoinette en 1851, leur père Michel


en 1856, leur frère aimé Etienne en 1864 et leur plus jeune frère en 1869. Quoi d'étonnant alors que les liens affectueux qui les unissaient se soient trouvés renforcés par les douloureuses épreuves qui les frappèrent ? Diverses choses témoignent de leur attachement mutuel : tout d'abord leur testament.

Jean, dit Michel, testa le 31mai 1870. Il habitait alors au moulin de Grange avec son épouse, Marie Simon. Le ménage n'avait pas eu d'enfant. Après les dons et legs à son épouse, il en venait à son frère

" Je donne et lègue à Guillaume Geneste, dit Cadetou, mon frère meunier, demeurant avec moi, l'usufruit et jouissance de tous les biens meubles et immeubles que je laisserai à mon décès pour par mon dit frère en jouir et disposer comme il avisera ".

puis quelques lignes plus bas

" Je charge ma dite épouse et mon frère de faire dire à mon intention pour 100 francs de messes dans les deux ans de mon décès, moitié chaque année, et les dites messes seront acquittées, moitié par chacun d'eux ".

Jean s'éteignit le 20 mars 1879.

Suite