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 Préservation de la rivière Dordogne

 


- Une stratégie de bassin
La gestion de l’eau et des rivières concerne un grand nombre d’acteurs : usagers, riverains, élus, associations, services de l’Etat et des collectivités territoriales… L’implication de tous est nécessaire pour assurer une prise en compte rationnelle, équilibrée et représentative de toutes les composantes de la société du bassin versant.
La coordination de ces multiples partenaires impose une bonne organisation collective qui permette de partager les connaissances sur l'environnement et les usages, de se concerter sur les objectifs à atteindre et de définir ensemble une politique d’action.
En 1992, EPIDOR a organisé le Sommet “Vallée Dordogne” à Bergerac. Cette concertation, la plus grande jamais engagée dans une vallée a impliqué 150 négociateurs et plus de 3 000 personnes à l’échelle de six départements. Elle a permis de rédiger la “Charte de la vallée de la Dordogne”, qui identifie et classe les problèmes à traiter et qui formalise 370 consensus. Cette charte sert, depuis 1992, de fondement de la politique de gestion du bassin de la Dordogne.


Suivez les 2ème Etats Généraux de la Dordogne – Bergerac 2012

-Etat des lieux du bassin de la Dordogne (pdf)
-Lettre d’information : Bilan de la consultation en vue des Etats généraux (pdf)

Vidéos des 2ème Etats Généraux de la Dordogne


En savoir plus sur Les Etats Généraux : http://www.eg-dordogne2012.fr/


- De nombreuses problématiques

Les migrateurs dans la rivière Dordogne Migrateurs

La Dordogne est probablement l’une des rivières les plus prestigieuses d’Europe pour les poissons migrateurs qu’elle accueille. Ils représentent une ressource économique (pêche professionnelle, tourisme pêche) et un véritable patrimoine culturel pour la société riveraine. Mais surtout, ils sont des indicateurs de la qualité des cours d’eau et ils portent l’image d’une gestion des rivières collective et durable.


 
  Nom scientifique Famille Poids adulte Taille adulte Durée de vie Fiche complète
Esturgeon européen Acipenser sturio Acipenséridés 20 à plus de 300 kg 1,5 à 5 m 40 à 100 ans Fiche
Grande alose Alosa alosa Clupéidés 1 à 3,5 kg 40 à 70 cm 4 à 7 ans Fiche
Alose feinte Alosa fallax Clupéidés 0,7 à 1,5 kg 30 à 50 cm 4 à 7 ans Fiche
Anguille européenne Anguilla anguilla Anguillidés 0,3 à 4 kg 0,3 à 1,5 m 10 à 20 ans Fiche
Lamproie fluviatile Lampetra fluviatilis Pétromizonidés 50 à 200 g 30 à 50 cm 7 à 8 ans Fiche
Lamproie marine Petromyzon marinus Pétromizonidés 0,7 à 2 kg 0,6 à 1 m 8 à 9 ans Fiche
Saumon Atlantique Salmo salar Salmonidés 2,5 à 30 kg 50 cm à 1,5 m 3 à 10 ans Fiche
Truite de mer Salmo trutta Salmonidés 2 à 12 kg 50 cm à 1 m 4 à 10 ans Fiche

L'Atlas des migrateurs (doc PDF, 23,8 mo)

Suivi de la dévalaison de l'Anguille : Vidéo




Qualité des eaux

Le maintien de la qualité de l’eau, ou sa restauration dans les zones dégradées, se pose comme un enjeu majeur du bassin, surtout sur les secteurs où les activités nautiques s’exercent de façon intense. Il s’agit de structurer et de trouver les moyens pour réaliser les actions de fond qui permettront d’une part de maîtriser les pollutions urbaines et industrielles et d’autre part, d’endiguer l’évolution des pollutions diffuses issues d’un habitat dispersé et de l’activité agricole.


Inondation Sainte Terre en 1994 Inondations (photo ci contre, M. Guy Marty)
1944, 1960, 1994, 2001… le bassin de la Dordogne a connu des crues majeures qui ont fortement marqué le territoire. Ces crues participent à la bonne santé de la rivière. Mais elles entraînent également des inondations contre lesquelles il convient de se protéger.
Les inondations concernent principalement les plaines alluviales des grands cours d’eau du bassin (Dordogne, Isle, Dronne), mais également les petites rivières où des crues soudaines peuvent engendrer des dégâts localisés mais importants. Il s’agit de développer une culture du risque et des outils de prévision, de prévention et de protection contre les inondations.


Etiage : Le Céou Etiage
Comme beaucoup de cours d‘eau du Sud-ouest, la Dordogne et ses affluents souffrent chroniquement de débits très faibles en été. Ces étiages, pouvant aller dans certains cas jusqu’à l’assèchement, incitent à la préservation de la ressource, à son partage équitable et à l’adaptation des usages en fonction des quantités d’eau disponibles.
Sur le bassin de la Dordogne, on considère que la période d’étiage s’étale sur cinq mois, du mois de juin au mois d’octobre inclus. Les débits les plus faibles de l’année sont généralement observés au mois d’août.


Barrage hydroélectrique du Chastang en Corrèze Hydroélectricité
Le bassin de la Dordogne possède l‘une des trois plus grandes chaînes hydroélectriques françaises. 1,3 milliard de mètres cubes d’eau sont stockés dans une quarantaine de grands réservoirs, répartis sur tout le haut bassin. Cinq d’entre eux représentent à eux seuls 85% de ce stock. Ils alimentent un équipement d’une puissance de 1650 MW, l’équivalent de 1,5 tranche nucléaire.
Sur le Bergeracois, les barrages de Bergerac, de Tuilières et de Mauzac constituent les premiers obstacles à la remontée des poissons migrateurs, qui rejoignent les têtes de bassin pour se reproduire. L’équipement de ces ouvrages en dispositifs de franchissement, à la montaison et à la dévalaison, est donc essentiel pour garantir la libre circulation des poissons migrateurs du bassin de la Dordogne.


Zones humides Zones Humides
Plus de la moitié des zones humides du territoire français ont été aménagées et détruites au cours des cinquante dernières années. Le bassin de la Dordogne n’a pas échappé à cette évolution. Pourtant ces milieux rendent de nombreux services et sont aujourd'hui considérés comme essentiels pour la gestion de l'eau. Depuis 2005, les zones humides sont même reconnues d'intérêt général.


 
 

 
   

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