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Balisage : jaune
Vous pouvez gagner le point de départ en
garant votre véhicule rue Albert GARRIGAT, ou
en marchant depuis le parking du vieux port ;
marcher dans le sens de l’amont de la rivière,
passer sous le pont Louis Pimont jusqu’à la
cale de l’Alba.
Les premières traces écrites de la navigation
sur la Dordogne remontent à 1194. Les bateaux
partaient d’Argentat ou de la moyenne Vézère.
Ils descendaient jusqu’à Bergerac où ils
étaient souvent relayés par des bateaux plus
importants qui poursuivaient le transport vers
Libourne et aussi Bordeaux. La descente était
difficile et parfois dangereuse ; seul le
courant descendant et parfois des manœuvres à
la voile propulsaient le bateau habilement
manœuvré depuis le gouvernail par le «
gabarier ». La remonte, elle, était très lente
et s’opérait grâce au chemin de halage, tantôt
rive droite, tantôt rive gauche, aux temps
anciens, à la force des bras, puis au XIXème
siècle grâce à des attelages de bœufs ou de
chevaux.
Cale de l'Alba : Depuis le moyen âge et
jusqu’à la fin du XIXe siècle, ce petit port
était le terminus et l’entrepôt pour le trafic
fluvial descendant du haut pays corrézien (en
particulier pour le bois).
Vieux pont : Construit en 1825, rive droite,
en amont et en aval, il a conservé des
anneaux, des bordures métalliques de
protection des margelles qui témoignent de la
difficulté de manœuvre pour les gabares à
passer sous ses arches.
Le port : il
se compose de trois parties : le « Port de
Cadouin » en amont, le « Port de Parditte »,
en aval et au centre le
quai Salvette,
construit sous Louis Philippe. A la descente,
le commerce du bois était prépondérant ; il a
pu représenter jusqu’à 69 % du tonnage. Les
vins de Bergerac ont pris par la suite une
place importante dans l’activité portuaire ;
en 1858, une étude révélait que les vins
représentaient 65% du tonnage (contre 28% pour
le bois). À la remonte, c’est le sel des
marais qui était prépondérant ; d’ailleurs, ce
trafic a contribué au développement de
Bergerac, qui exerçait un droit de taxe de
passage ou un monopole local sur le stockage
et le contrôle de mesurage du sel. À voir à
l’angle droit du
bel immeuble du C.I.R.V.B (Maison
des Vins), une échelle des crues
qui témoignent de l’ampleur des débordements
dont la Dordogne était capable. Suivre la
rivière en contournant par la gauche un bel
hôtel particulier (ancienne clinique « La
Terrasse » ; peu après, vous remarquerez un
très vieil escalier, vestige de l’ancienne
Citadelle érigée après la destruction des
remparts de la ville en 1729 par les armées de
Louis XIII pour y abriter les troupes royales.
Poursuivre le long du chemin de halage, en
restant au bord de l’eau, passer le club
d’aviron (fierté sportive de la ville), et
continuer ainsi en côtoyant canards, cygnes et
martins-pêcheurs.
Vous parviendrez 1,5km plus loin au site du
Barrage.
Le barrage
: il existait jadis une écluse comme en
témoignent plusieurs pans de mur immergés à
laquelle on a substitué aujourd’hui une micro
centrale, construite « au fil de l’eau » ;
elle dispose d’une passe à poissons qui permet
aux saumons, aloses et autres espèces de
remonter le cours de la rivière. La maison de
l’éclusier abrite MIGADO, une association qui
œuvre pour le repeuplement de la Dordogne en
matière de poissons grands migrateurs (cf
panneaux explicatifs).
Un peu plus loin, un petit pont métallique
enjambe l’affluent le
Caudeau. À
cet endroit, des pêcheries étaient encore
actives jusqu’aux années cinquante ; les
embarcations des pêcheurs professionnels
s’abritaient dans une anse située en aval du
confluent (remarquez le vieil escalier de
pierres). En continuant vers l’Ouest, vous
prolongerez agréablement la promenade au-delà
de la ville et jusqu’à Prigonrieux, pour les
plus courageux
Source :
Office de Tourisme de
Bergerac Pourpre |