Accueil  >  L'Asso du Pays  >  Les commissions de travail  >  Axe social


Soutenir l’éducation, adapter et renforcer la formation :
Synthèse : 05.06.2002
 

Rapport de conclusion de la sous-commission 1 : « Ecole et collège en milieu rural »


Objectifs de cette sous-commission : « Donner aux enfants les mêmes chances d’accéder à la culture, à l’éducation et à la formation ».

Remarques préalables :
Ce rapport peut-être complété par les cartes élaborées par le groupe en début d’activité.
Ce rapport a été écrit par M. Christian LANGLAIS : « J’ai essayé de rapporter le plus fidèlement possible les remarques émises lors des réunions de la sous-commission ou de la commission : de même, j’ai essayé de dégager les préconisations qui semblaient alors émerger ; j’ai également repris les conclusions du compte-rendu présenté par M. Jean-Paul LANDAT lors de la réunion du 15 mai (à laquelle j’étais absent), ce compte-rendu n’ayant apparemment pas été source de désaccord.
Il faudrait poursuivre et affiner le dépouillement de l’enquête « Ecoles » ; l’enquête « Collèges » n’a pas été exploitée pour ce rapport.
Je laisse aux techniciens du PGB le soin de contacter les deux autres membres de la sous-commission pour porter à leur connaissance ce rapport avant exploitation, s’ils le jugent utiles et si les délais le permettent. »

Etat des lieux :

* d’après les documents officiels Education Nationale concernant la carte scolaire 2002.

- Sur 159 communes : 62 sont sans école (39 %)
97 ont une ou plusieurs écoles dans le cadre communal ou en RPI

- Sur les 97 communes avec école :
70 sont en RPI (71,4 %)
72 ont des structures à 4 classes ou plus (structure forte)
25 ont des structures à 3 classes ou moins (structure fragile)

La zone où le maillage des écoles est le plus dense, avec des structures fortes, est la vallée de la Dordogne.
La zone où le maillage est le plus lâche, avec des structures fragiles, est le sud du département, en bordure du Lot et Garonne, et dans une moindre mesure, le Nord-ouest, vers la vallée de l’Isle.

- Pré-scolarisation : sur les 97 communes avec école :
95 % pré-scolarisent dès 3 ans
84 % pré-scolarisent dès 2 ans

Il faut noter un gros effort concernant la scolarisation en maternelle dès 2 ans en milieu rural :
- de la part des communes : adaptation des locaux, personnel communal
- des équipes enseignantes : organisation pédagogique

* d’après l’enquête auprès des communes :

au 15 mai, 81 réponses ont pu être exploitées.

- de nombreuses communes sans école ont des enfants scolarisables (34 % entre 10 et 25, 7 % plus de 25)
- il y a confirmation de la très forte volonté de pré-scolarisation
- 75 % des communes avec école ont mis en place des activités complémentaires : garderies, études dirigées, ateliers
- 15 % sont en CEL
- 50 % font appel à des intervenants extérieurs
- le réseau associatif est très important : présent dans 80 % des cas, il se partage à peu près équitablement entre le statut Amicale Laïque et le statut Association des Parents d’Elèves)
Ce réseau associatif apporte des moyens financiers aux écoles (matériel, sorties), organise des animations et manifestations parfois en lien avec le projet d’école.
- 90 % des écoles ont un service de restauration scolaire :
la gestion est communale dans 78 % des cas
l’approvisionnement est local dans 57 % des cas

Préconisations :

● lors des mesures de carte scolaire, favoriser les structures à partir de 4 classes (groupes scolaires, RPI dispersé ou concentré)
● maintenir un maillage le plus dense possible dans les 2 zones de fragilité, en favorisant le maintien de pôles forts, sans doute sous la forme de RPI concentrés
● utiliser l’environnement associatif comme levier pour la mise en place de mesures opérationnelles (projets sportifs, culturels…)
● affirmer une politique volontaire d’éducation à travers des projets qui intègrent la restauration scolaire
● les faiblesses qui apparaissent en matière d’accès à la culture et aux sports devraient déclencher une politique de mise en place d’équipements, de transports et de moyens d’animation (cadre inter-communal sans doute).
Il faudrait également agir par rapport aux bassins de recrutement des collèges (ceux du PGB, et ceux « en bordure »), en tenant compte de leurs équipements sportifs, culturels, en nouvelles technologies : organisation des écoles en réseaux, coordination des Projets d’Ecoles, d’Etablissements, mutualisation des compétences et des moyens.



Rapport de conclusion de la sous-commission 2 :
« Travail saisonnier et pluriactivité »

A la suite du rapport d'étape intermédiaire du 6 mars 2002, il restait à effectuer un travail de terrain afin de vérifier les pratiques induites par le travail saisonnier et le repérage d'un besoin émergent dans ce secteur.
Un questionnaire, suivi d'échanges téléphoniques ou rencontres en entreprise, a été adressé aux structures ou entreprises suivantes
INTER EMPLOI, PALMIGORD, UNIDOR, C.T.I.F.L, DESMARTIS, DIFFUSION SERVICE, PRUNIDOR, DOMAINE DE CASTANG, MISSION LOCALE DE BERGERAC.
Nous avons eu 5 retours de questionnaires et 3 rencontres en entreprise. Malgré cet échantillon assez faible, nous sommes en mesure d'apporter quelques points de repère en nous centrant notamment sur l'échange fructueux avec M. SEGUY d'Inter Emploi. Cette structure regroupe 17 entreprises adhérentes, sur la problématique du repérage et de la gestion des salariés soumis à la saisonnalité ou à des pics d'activité, dans ces entreprises. Nous avons ainsi une vue plus large dans le Bergeracois sur ce thème.

Relevé de conclusions :
Localement, depuis 1995 environ, il y a eu sur ce thème un croisement branches professionnelles / secteurs d'activité: Inter Emploi (multi-secteurs) et GEIQ 24 (pour le bâtiment) par exemple. D'autres modalités dans la recherche d'information et d’emploi (réseaux informels, candidatures spontanées, recours à l'intérim), complètent cet ensemble.
Les postes occupés par cette main-d’œuvre requièrent en règle générale peu de qualification (ramassage des fraises, des fruits, abattage et découpe de volailles…). Les combinaisons d'activité existent : soudeur / cariste, travail dans la métallurgie / chauffeur, arboriculture /travail dans la maintenance bâtiment second oeuvre, mais sont la pratique de salariés fidélisés et ayant effectué ces choix.
La démarche fait apparaître des réseaux relativement organisés dans la demande des entreprises et à minima un certain public repéré sur l'emploi saisonnier. II reste ponctuellement des besoins non satisfaits en main-d’œuvre (témoignage du C.T.I.F.L.).

En conclusion sur ce premier point, nous constatons qu'il existe « une réponse économique » au plan local aux besoins des entreprises, un recours et une gestion d'employés travaillant en discontinu dans ces différents secteurs.
Les publics s'inscrivant dans ce cadre, le font par choix personnel, mode de vie (gestion de temps disponible entre les différents contrats), par choix économique (premier emploi, emploi ponctuel sur l'été, pas ou peu de qualification), organisation personnelle (emploi, courtes périodes de chômage...).
Ces complémentarités s'inscrivent pour partie dans la recherche d'emploi durable sur l'année.

Cela nous interpelle sur un second aspect qui est l'organisation des cursus personnels et professionnels, avec les interrogations suivantes, notamment pour les nouveaux arrivants dans le système :
-la recherche d'emploi s'effectue en partie à l'aide de réseaux informels
-la gestion des propositions d'emploi ne correspond pas toujours aux attentes et aux qualifications des employés saisonniers
-il y a des difficultés à organiser les déplacements, à trouver un logement…
-difficulté à mobiliser de l'information (connaissance des structures et des acteurs, droits et statuts)
-le recours à la formation reste faible
- etc.

Ces quelques items illustrent une certaine précarité des individus (même si elle est un libre choix de certains) et une gestion du quotidien, difficile.

Préconisation :
Il serait souhaitable de favoriser la création d'un lieu (sorte de guichet unique) qui réponde aux attentes et aux questions des personnes qu s'inscrivent momentanément ou durablement dans ces schémas.



Rapport de conclusion de la sous-commission 3 :
« Orientation et formation secondaire et professionnelle »


1ère étape : Etat des lieux des formations professionnelles et technologiques offertes dans le PGB.

Observations :
- Tenir compte également des formations offertes dans les zones se trouvant autour du PGB, y compris à un niveau inter-régional.
- Tisser un maillage cohérent de l’offre de formation en tenant compte de l’existant, des besoins de l’économie du territoire et des niveaux de formation.
(voir fiche-type)

2ème étape : Propositions pour la mise en cohérence d’une carte des formations et propositions pour le développement de cette carte.

Se dégage la notion de pôles forts de formation à mettre en place, tout en tenant compte du besoin en formations à dominante et en formations de proximité, afin d’offrir au pays des formations en adéquation avec les besoins économiques dans un esprit de cohérence à l’échelle d’une zone étendue à la région et à l’inter-région, en couvrant les 3 champs de formation : formation initiale, formation par alternance, formation continue sur tous les niveaux de formation (du niveau V au niveau III, voire au niveau I).

3ème étape : Concrètement, la proposition suivante est faite :

● Pôle de formation vini-viticole, construit sur deux établissements en complémentarité et en évolution pour tendre vers des niveaux II de formation en partenariat avec l’ENITA.

● Emergence d’un pôle de formation de type industriel avec :
  → pour pôle fort : les industries de mise en forme et de conditionnement de la matière (autour des industries chimiques, des papeteries, de l’agroalimentaire, des industries nucléaires, des industries cosmétiques …) et en liaison avec l’IUT de Périgueux pour les bio-industries.
  → une formation à dominante transversale à toutes les activités industrielles et aussi liée au bâtiment : l’électrotechnique.
  → des formations de proximité : la métallurgie, la mécanique et la maintenance.
Ce pôle de formation industriel préfigure le futur Lycée des Métiers dont la construction est prévue.

● D’autres pôles pourraient aussi voir le jour, notamment un :
  → autour de l’hôtellerie, de la restauration, des services en général, des services aux personnes (secteur médico-social)
 
autour du secteur tertiaire, du tertiaire social (la personne âgée en domicile et en institution, en référence à la réforme des institutions et à l’APA Allocation Personnalisée d’Autonomie)
 
autour des métiers de l’artisanat.

● Un pôle d’enseignement supérieur « Langues et techniques » apparaît aussi nécessaire (document : « proposition de la FCPE à la commission »).

Constat : le bassin économique du Bergeracois, tourné vers l’international, génère des besoins de personnels maîtrisant une ou plusieurs langues.
Ce pôle d’enseignement supérieur « Langues et Techniques », en liaison avec une Université,
  → compléterait les formations existantes en Bergeracois par un enseignement linguistique sous l’aspect technique ;
  → offrirait une formation professionnelle aux entreprises pour compléter ou valider les connaissances linguistiques de leurs employés

● Enfin, demande pour le Bergeracois du maintien d’un C.F.A bien structuré correspondant à une demande sociale et économique au regard des besoins du tissu économique artisanal bergeracois ainsi que du souhait et de la nécessité pour certains jeunes d’effectuer une formation par l’apprentissage.

Le PGB pourrait être une force de proposition auprès des autorités compétentes pour la mise en œuvre de la restructuration du Bergeracois dans le domaine de la formation secondaire, professionnelle et technologique. Ce travail pourrait être enrichi par l’étude l’emploi-formation envisagée sur le pays.

Tout ceci doit s’accompagner d’une politique renforcée d’orientation, les secteurs professionnels et technologiques nécessaires à la bonne marche et à l’évolution des milieux économiques véhiculant encore des images qui datent et ne correspondent plus à la réalité. Donc, volonté d’un partenariat renforcé pour mieux communiquer.
Le PGB pourrait par exemple fédérer ou tout au moins rassembler sur son site un ensemble de lieux et d’informations en relation avec l’orientation. Cela préfigure un lieu-ressource partagé «Espace Cité des Métiers».


 

Retour à la page précédente