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Mettre en place une politique culturelle :
Synthèse 06.03.2002
 

 Etaient présents : Mmes Francine Carrard, Marie Christine Maintigneux, Garance Colas, Florence Valette, Gisèle Pontaller, Pascale Binant et Mrs Christian Raucoule, Cristian Roye, Eric Agostini, Jean Claude Jurkow, Christophe Catus, René Barjou, Raymond Fleury, Alain Bordes.


Monsieur Jurkow distribue les fiches de renseignements cantonales demandées lors de la précédente séance, concenant la densité des populations, les profils sociaux en 1999 et l'action culturelle à partir des services du Département et de la Région. Une liste complète des associations recencées à la Sous/Préfecture est également jointe, (liste à revoir sous un angle culturel!!!).

La séance s'ouvre sur la relecture du dernier rapport. Pour répondre à la question posée par l'abscence du cabinet de consultant, Mme Maintigneux alerte l'ensemble des présents sur la nécessité de ne pas lui donner de chèque en blanc. Elle rappelle le risque de se voir confisquer le contenu de la Charte pour l'application d'un texte standardisé par l'habitude. Mr Jurkoff défini le travail méthodologique et rédactionnel de la Charte: un chargé de missions (CDD de 6 mois), sera préposé aux synthèses des travaux, il participera autant que faire se peut aux débats des commissions. D'autre part une note est parvenue au rapporteur de la part de Mme Vian. Elle est lue et commentée dans l'esprit des remarques formulées par chacun, sur la définition qui avait été proposée quand à la critique du Centre Culturel de la ville de Bergerac. Il fallait entendre que l'interrogation se portait sur l'aspect peu convivial de ce centre, peu créatif, peu acceuillant, en soulignant le manque du rôle d'interface entre la ville et la campagne, le manque d'une présence culturelle, alors qu'à sa création ce lieu devait, nous est-il rapporté par Monsieur Roye, héberger une troupe en résidence. On lui reproche d'être actuellement une salle de théatre ouverte à la location des tournées nationales, constituant néanmoins une programation très riche, mais sans actions culturelles impliquant le public. Celui-ci ne se sentant que consommateur. Dommage qu'il n'y est toujours pas de représentant de ce Centre lors de nos travaux!

Cette référence au Centre Culturel devient dans la suite du débat un point central de réflexion. Il est dit que l'on adhère par curiosité, forçant l'insuffisance de la communication. Les réseaux sont alors évoqués. Chacun partageant l'idée de créer une cohérence territoriale, par des lieux-ressources, qui pourraient être les bibliothèques, les mairies, les associations ; les bureaux de postes, les commerces, servant de points d’affichages culturels. On évoque alors la présence de médiateurs, qui prendraient en charge ces relais culturels afin de sensibiliser les populations par la publicité des programmes sous forme de dépliants « trois volets » par exemple, bien distribués, à l'image de ce qui se fait à Ste Foy Le Grande et Le Buisson pour le cinéma et jusqu'à l'organisation de transports pour favoriser le déplacement aux spectacles en direction notamment des anciens, (l'âge moyen sera de plus en plus élevé dans les années futures et la possibilité de la sortie du soir se posera cruellement; or il est certain que dans cette population se trouve une grande disponibilité culturelle et financière). Ainsi que dans la perspective de décentraliser des spectacles légers afin de créer des lieux de proximités. Mais pour cela il faudrait d'ores et déjà se pencher sur l'inventaire des hébergements culturels possibles. Seule la compagnie "le Melchior Théatre" reçoit des artistes en résidences, mais dans une option privée. Il existe un problème des équipements ruraux accueillants décemment soit des troupes en résidences (lieux de vie), soit des salles de répétition et de représentation. Les salles de conférences, les lieux privés, les lycées et collèges, les centres culturels inter-communaux, devraient être attractifs, sensibilisateurs et disponibles auprès des enfants, des classes moyennes et des seniors. Nous devons produire des créations et être efficients aussi bien l'hiver que l'été! L’association de toutes ces structures pourraient orienter ce développement dans une logique de complémentarité. Nous devons aussi tenir compte des voyageurs européens qui nous visitent et qui sont demandeurs d'aspects culturels nouveaux. Nous devons aussi inventer pour cela des manières inhabituelles de les contacter.

Madame Vian avait posée la question lors de la dernière rencontre: "...quel doit être pour vous la mission d'un centre culturel?" Est-ce que cette réflexion y réponds?

Survient alors le questionnement autour du Patrimoine Culturel. Certains s'étonnent que les propos ne tournent qu'autour de l'Art Vivant. Ne doit-on pas y inclure le Patrimoine? lequel donne lieux à sa propre commission qui ne statut que sur son aspect bati et non sur le fond historique, (ne pourrait-il pas y avoir de possibilité de passerelles entre les commissions?) Que deviennent les Arts Plastiques dans cette réflexion? la Musique? la Tauromachie? la Philathélie? les Conteurs?...Doit-on dresser une barrière entre amateurs et professionnels? Il s'en suit un débat sur l'aspect culturel de la Félibrée, fête de la langue pour les uns, mais aspect mercantile pour d'autres. Bref, il serait temps de nommer les activités culturelles, de les lister.
Mme Maintigneux se propose de nous remettre la liste du répertoire culturel en Dordogne, pour la prochaine rencontre.


Points à l'ordre du jour pour le 3 avril:
- Sensibiliser.
- Susciter la curiosité.
- Réseaux: les moyens.
- Economie: la culture ouverte à tous, à toutes les bourses.
- Envisager l’aspect muséographique ?
 

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