Accueil  >  L'Asso du Pays  >  Les commissions de travail  >  Axe social


Favoriser les activités sportives et de loisirs :
Synthèse 05.06.2002
 


Etaient présents : C. ANDRES, Xavier COPPEE, Serge FOURLOUBEY, G. HONORAT, Patrick HUET, Marie-Joëlle JEANNOT, Sonia KACKI, B. LAGRANGE, Dominique MACOUILLARD, Stéphane MERY, R. STREIT.

accueil des participants : présence de M. HONORAT, représentant le Conseil Général de la Dordogne, de M. HUET et M. LAGRANGE pour « la Grappe de Cyrano », M. ANDRES qui appartient à la cellule environnement de la ville de Bergerac, ainsi que M. FOURLOUBEY (US Villamblard) et de Mme STREIT (Communauté de Communes du Gursonnais)
réunion centrée sur le thème des sentiers de randonnées

M HUET prend la parole pour présenter son association. Regroupant quelques 850 adeptes de la moto verte, elle concourt à la protection des chemins contre les « excès environnementaux », contribue à l’entretien des chemins communaux. Elle a également pour but l’éducation, la formation des plus jeunes.
D’emblée, il insiste sur les risques que ferait peser sur l’environnement, d’une manière générale, une interdiction de la pratique de ses activités sur les sentiers ruraux.

M. HONORAT se présente à son tour : directeur du service tourisme du Conseil Général de la Dordogne, une de ses compétences est la gestion du PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée).
Il s’agit d’un outil qui est entre les mains du département depuis les premières lois de décentralisation. Le principe est que chaque commune est libre de statuer sur le sort de ses chemins. Si elle le souhaite, elle peut faire entrer un sentier dans le PDIPR, le chemin est alors protégé par le principe d’inaliénabilité du domaine public, le maire conservant toute autorité de police sur les chemins de sa commune.
Il existe en outre un Conservatoire des chemins ruraux qui œuvre dans la lutte contre leur disparition. On pourrait s’appuyer sur cette structure pour en faire un outil de développement touristique, cette démarche n’étant en aucun cas exclusive de toute autre initiative, comme par exemple envisager un conventionnement entre tous les utilisateurs de ces sentiers (randonneurs pédestres, VTT, pratiques nautiques …).
M. HONORAT insiste tout particulièrement sur le fait qu’il doive s’agir d’une démarche administrative, puisque le développement de toute activité doit se faire dans un cadre largement sécuritaire : les personnes qui empruntent ces itinéraires ne doivent pas se perdre, ce qui implique un balisage notamment ; elles doivent également être sûres de marcher sur des chemins ruraux (ne pas empiéter sur des propriétés privées, ce qui évite bon nombre de risques …). Il existe par ailleurs à ce sujet une charte nationale sur la signalétique.

M. ANDRES, chargé de mission environnement, s’intéresse aux sentiers de randonnée en tant qu’outils d’aménagement du territoire, et que vecteurs de développement touristique. Ce travail est difficile à Bergerac même et ses proches environs, au vu de l’urbanisation croissante. La ville de Bergerac utilise des outils comme la mise en emplacements réservés, qui lui permet d’exercer un droit de préemption sur certains chemins, et reconstituer à terme de véritables itinéraires. Il cite également les exemples intéressants tels que la boucle des vignobles du Pécharmant, mais où la confrontation avec les viticulteurs a été inévitable. Ceux-ci ont du mal à percevoir leur intérêt à voir des randonneurs traverser leurs vignes.
En outre, un travail au niveau de l’intercommunalité, par le biais de la Communauté de Communes de Bergerac Pourpre (dix communes), est en cours. M. ANDRES suit également les travaux du Conservatoire des Rives de la Dordogne.

M. MERY émet le souhait de mettre les sentiers en relation avec certains produits du Bergeracois, à l’occasion d’évènements ponctuels (relais …).
L’accent est ensuite mis sur la difficulté de conclure des conventions de passage pour donner une continuité aux itinéraires.

Mme MACOUILLARD (FSCF) précise qu’il convient d’amener les gens à découvrir le patrimoine du PGB. Elle avance l’idée selon laquelle il faudrait inciter les communes à s’investir davantage pour mettre ces sentiers de randonnée en valeur, parce qu’ils peuvent être de forts leviers de développement touristique.

M. FOURLOUBEY, qui travaille également dans le cadre des commissions agriculture et tourisme, pense que ces chemins peuvent fortement susciter l’intérêt des producteurs agricoles, en s’appuyant sur des démarches existantes telles que l’accueil à la ferme, susceptibles de leur offrir des débouchés supplémentaires. Un travail de communication serait alors à entreprendre.

Quoiqu’il en soit, l’intervention administrative du Conseil Général de la Dordogne est conditionnée par l’existence préalable d’une structure intercommunale. M. HONORAT ajoute que le département peut apporter par exemple des aides financières visant à recréer/reconstituer les chemins ruraux. Il souhaiterait aussi la mise en place d’une structure relais qui pourrait garantir leur entretien, et en profite pour signaler qu’un travail avait été engagé sur le territoire du SIVU Bergerac II – Lalinde. L’animateur du SIVU rappelle à M. HONORAT que cette structure disparaîtra dans moins d’un an, mais convient qu’elle pourrait contribuer à relancer cette étude.
D’un avis unanime, le PGB ne peut jouer tout au plus qu’un rôle de coordination. Les maîtres d’ouvrage des opérations qui seraient éventuellement engagées, ne pourraient être que des structures intercommunales (ou communales au cas où la compétence de gestion des chemins ruraux n’aurait pas été transférée).
Une réflexion pourrait de même être engagée sur la mise à disposition de personnes compétentes, ce qui présenterait l’avantage de jeter de solides bases de travail et ainsi accélérer le rythme d’avancement. Le PGB pourrait et saurait-il animer un tel réseau ? La question est ouverte.

En matière de financements, M. MERY signale qu’une demande pourrait être déposée par le PGB auprès du Conseil Régional d’Aquitaine pour pouvoir bénéficier de fonds inscrits dans le CPER 2000-2006, à la ligne « équipements sportifs structurants et sites naturels ».

M. HUET pose deux questions : l’une relative à l’existence ou non d’études d’impact (économique) du PDIPR, et l’autre concernant la nécessité de mobiliser les différents intervenants.
Sur la deuxième question, M. HONORAT précise que le CG 24 a proposé un conventionnement à l’ensemble des utilisateurs des sentiers de randonnée. Il rappelle l’importance du travail de coordination qui permet notamment d’éviter des conflits.
En ce qui concerne les études sur les retombées économiques du PDIPR, il n’y a pas eu de démarche d’évaluation de la part du CG 24. Néanmoins, on peut supposer par expérience que l’exploitation touristique des chemins ruraux apporte des ressources supplémentaires aux acteurs du tourisme (restaurants, bars, gîtes, chambres d’hôtes, locations de canoës-kayaks …).

Des remarques sont faites quant à l’exploitation de thématiques particulières : on pourrait travailler sur le petit patrimoine (ex : fontaines à Ste Alvère, Trémolat …), sur les chais, sachant qu’il existe en ce domaine une demande étrangère non négligeable. Il faudrait contacter les OT/SI qui ont déjà eu l’occasion de travailler sur ces thèmes.

Par ailleurs, le PNR du Périgord-Limousin a eu peu ou prou la même approche, dans le travail de coordination et dans son rôle fédérateur. Leur conception est notamment de « prendre le meilleur », et ensuite d’en faire la promotion.
Il est noté que la Communauté de Communes de Hautefort a constitué un réseau autour de cantons. Elle dispose pour cela de plusieurs emplois-jeunes.

La question de la qualité des sentiers est également posée, sur quelles gammes (si elles existent) doit-on s’orienter ?

De façon quasi-unanime, un travail de sensibilisation des élus sera à faire à l’occasion du renouvellement des différents documents d’urbanisme. Il est tout aussi impératif de susciter l’intérêt des agriculteurs, ainsi que l’ensemble des acteurs du secteur touristique.
 

Retour à la page précédente