Accueil  >  L'Asso du Pays  >  Les commissions de travail  >  Axe économique


Favoriser le développement et l’usage des nouvelles technologies :
Synthèse : 03.05.2002



Pour les 10-20 ans à venir, c’est-à-dire aujourd’hui et demain, les TIC sont un vecteur incontournable, irremplaçable et privilégié du PGB.

Elles peuvent à la fois, en effet :
• pallier les carences, souvent profondes, anciennes et handicapantes, du territoire en termes de communication, d’initiatives économiques, de développement d’un tourisme maîtrisé et qualitatif, de culture, d’égalité devant le social, de solidarité entre les générations, etc.
• être porteuses d’image de foisonnement créatif dans tous les domaines, d’innovation, de modernité, d’ambition.

Les TIC ne permettront pas de rattraper certains retards accumulés au fil des années. Elles ne remplaceront pas par exemple une liaison rapide entre Bergerac et Bordeaux, mais elles sont une opportunité pour le territoire du PGB de prendre de l’avance sur un secteur précis de communication, alors que jusqu’à présent sa réalité et son image se résument trop souvent à un besoin de rattrapage.

Les TIC présentent l’avantage déterminant de pouvoir être mises en œuvre
• à des coûts d’investissement et de fonctionnement très inférieurs, et même sans commune mesure, à ceux des moyens de communication traditionnels,
• dans des délais rapides.

Il s’agit désormais, grâce à une relation privilégiée avec la Région Aquitaine et le Département, de faire du PGB un pôle d’innovation, d’expérimentation et d’action fondé sur le choix et le développement des TIC.

Les TIC sont à la fois :
• un outil pour tous les secteurs d’activités (économie, social, éducation, culture, environnement),
• un secteur d’activité en soi.

Le choix du PGB consiste à mettre en action cette dualité, à la soutenir, à la favoriser, à l’accompagner :
1°- en irriguant tous les secteurs par l’outil TIC,
2°- en créant ou aidant à créer une activité elle-même irriguante pour tout le territoire.

Ce choix se fonde et se structure sur un socle de 4 principes :
• l’affirmation d’une triple solidarité : entre les personnes, les générations, les espaces géographiques ;
• un développement économique respectueux d’une des principales richesses du PGB, son environnement ;
• le développement de la qualité de la vie ;
• la recherche de la notoriété du Pays à travers une image d’innovation, de modernité, de dynamisme.

Ce préambule amène à développer trois points : les hauts débits, les TIC outil, les TIC activité en soi.

I - La nécessité d’une mise à disposition de hauts débits pour le PGB.

Le transport massif d’informations orales, écrites et visuelles exige un débit élevé des réseaux de télécommunication ainsi qu’un accès aisé à ces réseaux.

Divers moyens peuvent être utilisés pour fournir ce haut débit : la fibre optique, l’ASDL (…), des relais hertziens (boucle locale radio), les satellites.

L’état des lieux des réseaux à haut débit en Dordogne, actuels et potentiels mis en place par France-Télécom montre que le territoire du Pays est raisonnablement couvert. La Région Aquitaine, le Département de la Dordogne, le CA du Pays ont placé la fourniture de haut débit parmi leurs priorités. La politique du PGB, dans tous les secteurs, contribue à créer une demande supplémentaire qui ne pourra être satisfaite que par une extension du haut débit et sa fourniture à ces coûts abordables.

II - Les TIC, outil pour tous les secteurs d’activité.

Il ne s’agit pas de multiplier les propositions, mais d’en retenir quelques unes à vocation plus stratégique.

1) Outils à spectre large :

On peut citer le système d’information géographique (SIG) dont l’étude a été confiée à une commission spéciale et les téléprocédures.

- Le S.I.G., déjà utilisé dans plusieurs départements, est un instrument moderne de localisation géographique numérisée des infrastructures, des usages et des besoins des TIC. Il joue dès lors un triple rôle d’information, de diagnostic et de promotion dans ce domaine.
- Les téléprocédures.
Il importe de donner du sens, du contenu et de la crédibilité à l’ambition du PGB d’être un terrain d’application et d’expérimentation pour les téléprocédures. Il est proposé de réfléchir à une déconcentration de l’expérimentation sur plusieurs communes, chacune étant spécialisée sur un type de téléprocédures.
Parmi les thèmes retenus pour approfondir la réflexion, il a été évoqué par exemple :
• l’APA,
• le formulaire pour l’écobuage,
• les procédures d’appel d’offres,
• une formalité touchant au secteur viticole (ex: la déclaration de récolte).
Il est important de ne pas se limiter aux procédures publiques, malgré leur importance.
Des expérimentations devront être menées en concertation étroite avec les autorités départementales et régionales, ainsi qu’avec les grandes associations d’élus (AMF, ADF, ARF). Elles devront être menées en ayant pour objectif d’atténuer, voire de résoudre certaines difficultés inhérentes à un type de communication en particulier, les problèmes de confidentialité, d’identification, d’intégrité (absence de bugs de transmission) des données échangées.

Compte tenu de la complexité de ce dossier téléprocédures, il est suggéré de très vite réfléchir à la création d’un pôle de compétence sur le sujet (exemple : juriste référent sur les questions de contrôle de légalité).
Partenaires à contacter : communes, professions, ministères, CNFPT, etc.

- Espaces publics numériques.
Le nombre de ces espaces, qui peuvent prendre des formes diverses (cyberboutiques, cybercafés), devrait être sensiblement augmenté, en profitant des prêts de la Caisse des Dépôts et Consignations (en application des décisions du CIADT de juillet 2001).

2) Outils spécifiques

Les choix doivent émaner de la concertation avec les autres commissions.
Quelques exemples peuvent être cités pour comprendre la démarche.

• Economie :
Créer un centre – ou plusieurs centres – de transmission d’information pour la cession ou l’achat de PME/:PMI, pour compléter les outils actuels un peu usés (papier, télématique).
Ces « centres » permettraient d’élargir et de rendre plus rapides et plus complètes (par des visites virtuelles, des discussions avec intervention de conseils) les échanges d’information sur ce sujet.

• Economie-Social
Des bourses d’emplois virtuelles pour les services à la personne pourraient être crées, en association avec les activités de formation.

• Culture
Pour des raisons de coût, le développement culturel sur le territoire du PGB n’est plus concevable, tant en investissement qu’en fonctionnement, par les moyens traditionnels. Il faut trouver autre chose qui, au-delà de ses activités propres, dynamise tout ce qui existe et soit porteur d’une image culturelle de modernité (il y a des façons modernes et contemporaines d’aborder les traditions, de conserver et de faire vivre le patrimoine, etc.)

Proposition : un centre culturel numérique, au champ d’action large :
- information
- sensibilisation des publics
- apprentissage des langues, dont l’occitan et, pourquoi pas, d’autres langues régionales
- nouvelles images
- nouvelles musiques
- centre du patrimoine
- la Dordogne
- production d’œuvres avec une diffusion internationale
- rencontre avec les créateurs
- rencontres avec l’autre : l’ébéniste indien, le viticulteur californien, le tisserand afghan…
- festival du numérique
- rattrapage scolaire
- etc.
On peut réfléchir à cela en intégrant la sauvegarde et l’utilisation d’un lieu (ex. Bridoire)

III – Les TIC, une activité en soi.

Une galaxie d’activités pourrait être crée autour du site/portail du PGB, auquel serait donné une dimension nouvelle permettant de l’assimiler à une maison virtuelle des TIC.
Ce site/portail serait au centre d’activités diversifiées, au contact de populations ayant des intérêts communs. C’est ainsi que ce site, au delà des ses fonctions classiques, pourrait jouer un rôle moteur dans la mise en place et dans la promotion d’ « agences » et d’activités pilotes telles que :
- une agence conseil
- un institut de formation
- une activité d’information citoyenne,
- une zone d’activité pilote et une pépinière d’entreprises,
- un centre de téléprocédures,
- une expérimentation en direction d’une population de personnes retraitées,
- une résidence de type Villa Médicis,
- une politique éditoriale sur la problématique solidarité-territoire-développement-qualité de vie.
On n’aborde pas pour l’instant les aspects juridiques des rapports entre le site et les activités. Idée de base : le partenariat.

1 - L’agence conseil serait spécialisée dans la création et la maintenance de sites. Elle s’adresserait aux entreprises, aux associations, aux collectivités, aux professions, aux particuliers, etc. Elle serait la référence.

2 – L’institut de formation formerait aux métiers des sites, d’une part généralistes – gestion, graphisme, technique, contenu…-, d’autre part spécialisés – vin, commerce, tourisme, culture, sport, etc -.
Il démarrerait par la formation continue, parce que ce serait possible rapidement, et créerait les bases crédibles d’une activité de formation initiale en association avec une grande école.
Très rapidement l’institut intègrerait une dimension recherche, en partenariat avec des organismes spécialisés.
Le site et l’agence constitueraient pour l’institut un terrain d’application, d’offres de stages, etc.

3 – L’activité d’information citoyenne aurait pour objectifs la sensibilisation de tous les publics, le développement des usages et du nombre d’usagers. Elle se mènerait en collaboration / partenariat avec les institutions déjà impliquées (comme l’éducation).
Elle créerait, gèrerait, mettrait en place, aiderait, animerait, susciterait des moyens et outils aussi divers que des espaces numériques publics et privés, des bus et gabarres informatiques, des lieux permanents ou éphémères, le réseau des équipements municipaux, le plein emploi des matériels scolaires, etc.

4 – Une zone d’activités, incluant une pépinière d’entreprises, serait créée à partir de cohérences comme un secteur d’activité, des besoins, le développement de services spécialisés… Elle ne serait pas « ramasse tout ». Elle serait aussi une vitrine concrète.

5 – L’association d’une population.
Il s’agirait de créer un champ d’innovation et d’expérimentation en associant une population de retraités (catégorie en augmentation en Dordogne, active, dont les besoins suscitent des créations d’emplois) au développement des TIC.
Dans une commune, ou sur le territoire d’une intercommunalité, avec son école primaire et maternelle, son centre multiservices, ses commerces locaux, ses associations, il est intégré un « village » de personnes retraitées. Ce village dans le village devient un terrain d’expérimentation et d’application tout à fait naturel pour les services à la personne, les activités de santé, la transmission du savoir, la solidarité intergénérations, la maison « intelligente », l’exercice de la citoyenneté, les responsabilités civiques, la création d’entreprises, l’urbanisme et l’architecture en zone rurale, la mutualisation des moyens, la découverte de nouvelles formes de convivialité…
De nombreux partenaires pourraient être intéressés : Etat, caisses de retraites, CNAM, assurances, collectivités territoriales, banques, promoteurs spécialisés, etc.

6 - La résidence (type Villa Médicis) serait un lieu d’accueil, de travail, de recherche, de rencontre pour des chercheurs, des artistes, des professionnels.

Dans sa globalité, cette proposition a un objectif stratégique : ce pôle diversifié constitué autour du site / portail devrait irriguer son environnement par les dynamiques qu’il mettrait en œuvre. Il s’agirait de créer en PGB un « effet Futuroscope » sur le territoire pour dynamiser la création d’emplois et d’entreprises, la mouvance associative, l’éducation, le tourisme, le développement des services notamment à la personne et de santé, etc. Un effet toujours maîtrisé et avec une priorité au qualitatif.


 

 Retour à la page précédente