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 Tibal lo Garrèl

 


Tibal lo Garrèl
Une édition attendue depuis plus de cinquante ans


Tibal lo Garrèl, de Louis Delluc, parut en 1958 dans une édition qui comprenait uniquement la première partie, «L’arma que sagna» (L’âme qui saigne), bilingue occitan/français. Premier roman écrit en occitan en Périgord, il connut un bon accueil qui lui valut de recevoir le Prix Aubanel. Recommandé par Bernard Lesfargues, il fut traduit en catalan par Joan Sales et édité sous le titre El garrel dans la prestigieuse collection du Club dels Novel•listes, à Barcelone, en 1963. Puis, complété d’une seconde partie, «La carn que patís» (La chair qui souffre), il fut édité en 1968 par « Lo Libre Occitan », à Agen, mais uniquement en occitan.
En 2000, Tibal lo Garrèl/Tibal le Boiteux, édition bilingue de la première partie, fut réédité par les éditions L’Hydre. La seconde partie, également bilingue, vient enfin de sortir, éditée par l’association « Mémoires et Traditions en Périgord », d’Alles sur Dordogne (24), dirigée par Gérard Marty. Avec une traduction en français de Cathy Lapouge et de magnifiques illustrations de Jacques Saraben, fils de Julien Saraben qui fut l’illustrateur de l’édition de Jacquou le Croquant, d’Eugène Le Roy, aux éditions Fanlac, à Périgueux, en 1976.
Il aura donc fallu attendre plus de cinquante ans pour pouvoir lire Tibal lo Garrèl dans sa globalité et de plus dans les deux langues occitan/français.
Le livre raconte la traversée d'un Périgord à feu et à sang par un jeune paysan tiraillé entre catholiques et protestants dans l'absurde et l'abominable des guerres de religion.

Plaque Louis DellucLouis Delluc a écrit également en français, dans un style très agréable, des romans pour adolescents dont l’action se déroule en Espagne : Le mousse de la Niña, Des caravelles autour du monde. Il a donné de très bonnes versions de Cervantès, de Juan Ramòn Jiménez (Argental e ieu) ; du galicien, il a traduit des poèmes médiévaux et des poèmes de la grande Rosalia de Castro. Passionné par les liens entre Espagne et Occitanie, il a écrit une étude sérieusement documentée sur un compagnon du Cid : Un monje-cavalher : en Jeròni de Perigus (Un moine-cavalier : Jérôme de Périgueux) (Valencia, 1951).
Le dix janvier 2009, en présence d’une foule nombreuse, une plaque en l’honneur de Louis Delluc a été posée dans son village natal Alles sur Dordogne. Étaient présents Gérard Fayolle, président de l’Institut Eugène Le Roy, Jean Ganyaire et Françoise Wolters, qui représentaient le Conseil Général de Dordogne (les deux organismes on participé au financement du livre), Bernard Lesfargues, Jacques Saraben.

Louis Delluc, Tibal lo Garrèl / Tibal le Boiteux, bilingue occitan/français, illustrations de Jacques Saraben, éditions «Mémoire et Traditions en Périgord», Gérard Marty, Les Salveyries, 24480 Alles sur Dordogne, tél. 05 53 63 31 58, 202 pages, 20 euros. (La première partie Tibal lo Garrèl, l’arma que sagna – l’âme qui saigne, bilingue occitan/français, est toujours disponible en librairie, éditions L’Hydre, 2000, 176 pages, 14,50 euros).
On peut voir sur le site Internet www.albuga.info une présentation du livre en occitan (et aussi en français et en anglais), des photos et de nombreuses illustrations de Jacques Saraben.

Jean-Claude Dugros.
  

 
 

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