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 Quand nos ancêtres défrichaient, des Artigues aux Essarts…
 La toponymie et la conquête des bonnes terres.
 

 

 

Voici une liste de verbes occitans (non exhaustive) qui signifient la même chose : «conquérir une pièce de terre (bonne à labourer ou pour planter des arbres) sur la broussaille» :
desfrachivar (de frachiva, « friche, terre en friche, jachère »)
estraçar, « essarter, défricher, défoncer »
destepar, « défricher, mais aussi arracher le gazon, brouter avec avidité »
desfatar (de desfata, « champ défriché, novale ») ou esfatar, « mettre en pièces, déchirer, défricher »)
esterpar, « essarter, défricher » (o estrepar, « piétiner, gratter la terre avec les pieds »)
descampassir, « défricher, déchaumer, rendre à la culture »
fosigar, « fouir, piocher, bêcher »
bosigar et desbosigar, « essarter, défricher, écobuer une terre inculte »
peçar, « mettre en pièces, casser, rompre »
desermassir, « défricher, essarter »
essartar, « essarter, défricher, défoncer un terrain »
debolhar, « démolir, détruire »
rompre, « déchaumer, défricher »
artigar : « défricher »
Il existe même des mots pour des travaux spécialisés de cette sorte :
desromegar, (de romèc, « ronce ») : « ôter les ronces »
despinar, (d'espina « épine ») : « ôter les épineux »
falgar (o feuzar qui signifie « arracher et brûler la fougère », los feuses),
fornelar, escodenar, desglebar (trois verbes pour dire : « brûler ce qui est arraché, et les herbes »)

À de nombreux verbes de cette liste correspond un nom occitan (artiga, boiga, eissart…) qui est bien souvent resté dans la microtoponymie de nos terroirs ; et il faut y ajouter encore d'autres mots qui disent tous la mise en culture, plus ou moins facile, des terres envahies par les broussailles, comme : la noalha « terre nouvellement défrichées ou en jachère », l'abatut ou l'abatuda « lieu d'abattis, pour défrichement), la cotura (« terre labourée »), l'usclada (« lieu qui a pu être à nu par le feu »), la darrigada (« arrachis »), la rotura, (« roture »), l'estrucada (« terre effondrée, épierrée, défoncée »)…

Comment défricher cette abondance lexicale ? Relever, classer et cartographier chaque mot serait un travail de titan : il y a des milliers d' Artigas, et des Eissarts à foison. Nous allons donc essayer de donner une idée de l'origine, de l'histoire et de la répartition géographique des plus importants de ces mots, des plus productifs dans notre toponymie.

Nous avons réduit la répartition géographique aux 155 communes du Pays du Grand Bergeracois et nous avons ajouté les communes de Port-Ste-Foy-et-Ponchapt, Saint-Michel-de-Montaigne, Moulin-Neuf et Les Lèches, qui, bien que faisant partie de son périmètre administratif, ne font pas partie du P.G.B. Ce rayon de 50 kilomètres environ autour de Bergerac inclut quelques communes de Gironde et du Lot-et-Garonne et bien sûr quelques communes de Dordogne (voir carte n°1). Nous avons aussi noté les références toponymiques intéressantes qui, bien qu'absentes de notre secteur d'étude, sont présentes à l'intérieur de notre rayon géographique.


(carte n° 1)

Il convient de noter une particularité originale dans cette région de parler de langue d'oc : la ligne de partage en deux grands ensemble dialectaux, le Limousin et le Languedocien qui passe au nord-ouest de notre périmètre d'étude. Sans entrer dans les détails, nous pouvons situer cette ligne entre Villefranche-de-Lonchat et Montpeyroux, St-Rémy et St-Méard-de-Gurson, Les Lèches et Lunas, Villamblard et Montagnac, Vergt et Saint-Michel, et hors de notre zone, entre La Douze et Mauzens, Rouffignac et Les Eyzies, Montignac et La Chapelle-Aubareil, Nadaillac et Salignac. Il ne s'agit pas d'une limite tranchée, mais d'une zone où l'usage hésite souvent entre formes du nord et du sud (voir carte n° 2).



(carte n° 2)
 

La langue occitane a la particularité de décliner une multitude de suffixes nominaux et adjectivaux, notamment diminutifs (-èl-, -et-, -on-, òt) et augmentatifs (-as). Ils sont très nombreux dans notre périmètre de recherche. L'ajout d'un déterminant (grand, petit, long ou mal, mala « mauvais, mauvaise » en occitan) est une autre façon de différencier les toponymes.
Enfin, une façon commode de désigner ces terres est de leur donner le nom du propriétaire.

Une autre particularité de la langue occitane est, semble-t-il, la création du masculin à partir du féminin, comme une sorte de diminutif (comparer avec les « couples » : lo cotèl/la cotèla, « le couteau/le grand couteau de cuisine ; lo culhièr/la culhièra, le cuiller/la louche, lo prat/la prada, le pré/la prairie…), le féminin y désigne quelque chose de plus important, de plus grand : l'occitan serait-il une langue naturellement féministe ?
Il reste quelques formes étranges, peu claires que le toponymiste ne peut pas expliquer Il y a donc encore un sacré travail de recherche, pour localiser, pour croiser les études avec celles des historiens de l'occupation des sols, pour découvrir comment on menait la culture de ces terres nouvelles… Que d'aires à défricher !

Artiga est le mot le plus ancien que nous connaissons pour désigner les terres défrichées ; mais, dès le IIe et le IIIe s. nous voyons apparaître d'autres noms, comme la noalha (du latin novalia « terres nouvelles »), et bientôt, au début du Moyen Age, les eissarts et autres nombreuses formes. Les boigas apparaissent plus tard ; pourquoi telle forme est-elle employée ici et telle autre là ? Quand elles sont employées ensemble dans la même région, veulent-elles dire justement la même chose ? Autant de questions auxquelles nous pourrons peut-être répondre un jour, après une étude approfondie et généralisé de la microtoponymie occitane.

ARTIGA :


Voilà un nom très intéressant du défrichement, c'est le plus employé dans le Sud-Ouest, et probablement le plus ancien : il n'est ni grec ni celtique, comme on l'a cru, mais plutôt ibère : la répartition géographique du toponyme montre bien son origine : la densité, maximale au Sud du gave d'Oloron, diminue rapidement en s'éloignant vers le Nord et à l'Est.

La forme la plus ancienne, à notre connaissance, se trouve dans une donation de Louis le Pieux, en 817 : il est question d'une « villa » « in pago Auscceensi…quae dicitur Exartigat… » (« dans le pays d'Auch… (villa) qui s'appelle Exartigat » : probablement Chartigat, 32) ; aux Xe et XIe s., les textes précisent souvent « …artigam quam de heremo traxit… », « …artigam quam de silva traxit… » : un défrichement que (untel) tira de la terre inculte… » ou bien « du bois ». C'est bien un mot qui signifie « terre défrichée », quelle que soit la végétation précédente.

Et il semble bien que le mot soit resté vivace dans notre langue, jusqu'au XVIIIe s., en passant dans quelques endroits au sens de « pré », « bonne terre », « jardin ». Le dictionnaire de Simin Palay ajoute au sens de « terre défrichée » celui de « espace entre deux bois », et précise que le verbe artigar signifie « faire un défrichement » et aussi « faire un travail pénible » : oui, les défricheurs devaient prendre beaucoup de peine !

Le Périgord connaît un bon nombre de formes. On peut remarquer qu'elles se trouvent surtout dans la vallée de la Dordogne (un chemin de peuplement ?), et de l'Isle (jusqu'à Mussidan) et le « Bassin de Brive », entre Terrasson e Hautefort. Rien au Nord de la Dronne. C'est une page de l'histoire de l'occupation du territoire en Périgord après l'an mil.

En comparant la carte des artigas avec la carte des implantations gallo-romaines (villages qui portent le nom d'un fondateur romain ou romanisé, sans suffixe, ou bien avec le suffixe -ac, ou un autre ; communes où ont été trouvés des vestiges archéologiques de cette époque…), on se rend compte que ce sont pratiquement les mêmes régions où nous trouvons à la fois des traces de fondation et des des défrichements ; la seule différence est dans le pays entre Isle et Dronne, où on a la preuve d'établissements gallo-romains, et guère d'artigas.

Lartigue (Pezuls, forme ancienne Artigue (L')), (Lamonzie-Montastruc), (Beaumont-du-Périgord)(L'Artiga, agglutination de l'article)
Lartigue Haut (Trémolat) (L'Artiga naut)
Les Artigaux (Les Lèches) (Los Artigaus, semble désigner un ensemble de petits défrichements)

Lieux-dits disparus :
Artigues (Les) (Gardonne, forme ancienne Medietas de Artigis en 1117) (Las Artigas)
Artigeas ? (Saint-Martin-de-Gurson, forme ancienne In Artigas en 1273). (il s'agit d'un pluriel, on peut noter l'hésitation entre forme nord-occitane (Artijas) et sud-occitane (Artigas), tout à fait normale dans cette région)

Relevés dans un rayon de 50 kilomètres, en dehors du Pays du Grand Bergeracois :
Artigues (Vares 47)
Dartigues (Doulezon 33) (la préposition d(e) est « agglutinée » : d'Artigues)
Lartigue (Saint-Front-sur-Lémance 47) (Lougratte 47) (Belvès-de-Castillon 33) (Saint-Avit-Saint-Nazaire 33) (Montaut 47) (Montauriol 47) (Monflanquin 47) (idem, ici, c'est l'article l(a) qui est agglutiné : l'Artigue)
Bois de Lartigue (Belvès-de-Castillon 33) ; Moulin de Lartigue (Bournel 47) (peut-être des noms de personnes).
Lartige (Saint-Laurent-des-Hommes, forme ancienne Artige (L') et Lartige, (L'artija, zone nord-occitane, avec palatisation classique de g en j).
Artiguelongue (St-Antoine d'Artiguelongue, 33 (de Artigiis au 16ème siècle évoquant la forme allongée du terrain défriché) est cité par de Gourgues : Artiguelongue ? commanderie de l'ordre de Saint-Antoine-en-Guyenne) (artiga longa) .
Lartingaud (Pont de la Beauze 33) (l'artigaud) ?

Lieux-dits disparus :
Lartigue (Berbiguières).
Artigues (Les) (Coux-et-Bigaroque, cité au 16ème siècle).
Artigas (Saint-Martial-d'Artenset, forme ancienne M. d'Artigas en 1269) (il s'agit ici vraisemblament d'un nom de personne, le pluriel devrait être artijas, dans cette zone nord-occitane).

Cité par de Gourgues dans les « lieux classés imprécis » : Artigue (Longue), forme ancienne Longa Artiga en 1199, Grangia de Artigalonga en 1206. « Maison dépendante de l'abbaye de Cadouin; elle était située entre Rouillas, Saussignac, Lembeye et la Dordogne »).(noter la forme caractéristique occitane longa artiga, où l'adjectif est placé en premier (cf. grand champ ou frège font (fontaine froide)…)

On peut citer aussi, en Dordogne et hors de notre périmètre de recherche :

Formes actuelles : Artis (Saint-Paul-la-Roche) (forme masculine)
Artigeas (Châtres) (artijas, forme plurielle limousine)
Malartigues (Saint-André-d'Alas) (mala artiga, « mauvaise terre, difficile à défricher »).
Fondartigeas (Angoisse) (font d'artijas, « la fontaine des friches »).

Lieux disparus : Artic (Archignac) (forme masculine, c'est un « couple » que l'on retrouve souvent en occitan : prat-prada « pré-prairie », òrt-òrta « jardin d'agrément-jardin maraîcher… »)
La Fon d'Artigeas (Lanouaille) (ici la signification est transparente, il s'agit bien de « la fontaine d'Artijas », peut-être un nom de personne) ;
Fondartigeas (Angoisse) (idem).
Artigole (La Guérite d'–) (Sarlat) (Artigòla, avec suffixe diminutif -òla, courant en sud-occitan (cf. gleisòla, « la petite église » (en 47)
Lartigiaux (Milhac d'Auberoche, cité en 1318) (forme nord-occitane)
Malartigue (Sarlat) ; (mala artiga, « mauvaise terre, difficile à défricher ») ;
la Malartrie (Vézac) (idem)

Réalisations occitanes : artic, artiga, artigau, artigòla, artija, artijàs.


BOIGAS, BOIJAS e BOSIGAS.

Après les artigas, voici un autre mot, assez ancien, qui désigne les terres nouvellement cultivées, mais aussi les terres qui sont en friche, incultes : il n'y a pas contradiction, car une terre défrichée se trouvait sèche, dure, ou froide : il fallait l'abandonner, et la broussaille (la brodischa en Limousin) avait vite tout repris. Dans le Glossarium Mediae et infimae latinitatis de du Cange (1678, c'est le dictionnaire du latin du Moyen Age), nous trouvons la définition pour boyga : « terre inculte, avec une citation de 1326 qui parle d'une "Boygam sive eremitatem" : « un terrain défriché, une friche ou bien un endroit désert, non cultivé ».
L'étymologie classique (Dauzat, Astor) fait venir le mot du gaulois bodica, « friche, terre en friche »; mais ce mot ne figure pas dans le dictionnaire complet de la langue gauloise de Xavier Delamarre. Nous pensons qu'il s'agit plutôt d'un mot pré-gaulois (ibérique, peut-être, comme artiga ?).


(Carte n° 3)

L'évolution du mot est classique. Le -g-, naturellement, passe a -j- (palatalisation) en pays Nord-Occitan, nous pouvons le remarquer dans nos toponymes. Mais nous trouvons des boijas au Sud de la limite, et des boigas au Nord. Les boijas sont très nombreuses dans le Nord de la Haute-Vienne (87) et le Sud de l'Indre (où elles touchent pratiquement Châteauroux), et il y en a moins ailleurs. Comment expliquer cela ? Ces zones signalent probablement des régions où il y a eu des défrichements importants au début du Moyen-Age.
Par contre, nous ne trouvons des bosigas que dans le Sud de notre zone de recherche (voir carte n° 3).
Dernière remarque : les formes boiga et boija présentent une diphtongue typiquement occitane, qui se prononce /uj/ ; mais la prononciation n'est pas facile pour les français, qui font entendre /wi/ : il suffit d'écouter la radio, quand on cite le nom d'un bâtisseur bien connu…

Les formes simples : bodiga, bosiga, boiga, boija désignent des terres qui ne sont plus, actuellement, dans l'état où elles étaient au Moyen Age : certaines sont travaillées, d'autres non ; mais ce qui est intéressant, c'est l'emploi de l'article, que l'on trouve huit fois sur dix (et pratiquement jamais agglutiné) avec le nom : cela démontre que le mot est un appellatif, et qu'il était encore compris récemment.
On peut observer aussi que l'article pluriel est beaucoup plus employé que le singulier. Une terre défrichée n'était pas suffisante pour faire vivre celui qui était venu s'installer : il lui fallait les multiplier, en cherchant tout lopin de terre qui lui semblât bon à labourer.

La Boige
(Moulin-Neuf) (la Boija)
Les Boueyges (Minzac) (Las Boijas, avec particularité de la diphtongaison de -oi- en ouei-, courante dans une grande région nord-occitane)
Les Bouyges (Les Lèches, n.h, Campsegret, n.h, Montagnac-la-Crempse, Beleymas, n.h.) ; Les Bouyges des Bétoux (Les Lèches) (las Boijas daus Betols, « les défrichements des bouleaux » ; Grandes Bouyges (Saint-Martin-de-Gurson)
La Bouygette (Lamonzie-Montastruc, forme ancienne La Bouyguette) (La Boijèta) (avec suffixe diminutif occitan -eta, la forme en -j- est curieuse, la forme ancienne en -g- est plus logique dans cette zone sud-occitane, mais il n'est pas rare de trouver des boijas au Sud de la limite, et des boigas au Nord)
Les Bouygettes (Les Lèches) (las Boijètas)
Les Bouyjoux (Bardou, même forme ancienne dans de Gourgues) (Los Boijons) (diminutif)
Les Bouygyes (Gageac-et-Rouillac) (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!)
Les Bouygnes (Liorac-sur-Louyre) : il s'agit d'une cacographie : le -u- a été pris par un -n.
La Bouygue
(Le-Buisson-de-Cadouin, Molières, Saint-Avit-Sénieur, Capdrot, n.h.) (la Boiga)
Les Bouygues
(Marsalès, Saint-Aubin-de-Lanquais, Monmadalès, n.h., Montferrand-du-Périgord, n.h., La Force, Le Fleix, Razac-d'Eymet, n.h., Le Buisson-de-Cadouin, n.h., Bergerac). (las boigas).
Bouyguel (Sainte-Alvère) (Boiguèl, diminutif)
Bouyguette (Prigonrieux) (Boiguèta, idem)
Les Bouyguettes (Calès ) (Gardonne) (las Boiguètas, idem) ;
Le Bouygon (Pressignac-Vicq) (Lo Boigon, idem)

Pour la forme À Del Bouyguadis, à Lolme, il faut peut-être lire : al des(s)boigadís, « là où on a déboisé »)

Lieux-dits disparus :
La Boige (Villamblard)
Bouygue (La) (Creysse, forme ancienne Maynam. de Las Boyguyas en 1450).
Bouyguilhounets (Montmadalès) (Boiguilhonets, triple suffixe diminutif occitan -ilh + -on + -et, qui donne à la prononciation une savoureuse teinte musicale).
Bouygys (Saint-Avit-Senieur en 1714).
Goyas (Grand-Brassac, forme ancienne tenante de Goyax, autrement Bouygas en 1772).

Relevés dans un rayon de 50 kilomètres, en dehors du Pays du Grand Bergeracois :
La Boige (Beauronne, bois de 43 ha, précise de Gourgues), également à Puymangou, La Roche-Chalais, lieux non habités, Saint-Laurent-des-Hommes)
Les Boiges (La Roche-Chalais, Saint-Sulpice-de-Roumagnac, Villetoureix, n.h., Saint-Paul-de-Serre, La Chapelle-Gonaguet)
Les Boigettes (La Chapelle-Gonaguet, Château-l'Évêque)
La Bouyge (Montpon-Ménestérol, (n.h.), Saint-Pierre-de-Chignac)
Les Bouyges (Églisottes-et-Chalaures, 33, n.h., Montpon-Ménestérol, Biras, n.h., Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, Chassaignes, n.h., Saint-Privat-des-Prés, Saint-Étienne-de-Puycorbier, n.h., Lacropte, Montignac-Toupinerie 47, n.h.) ; Les Bouyges de Chabinel (Béleymas, n.h.)
La Bouygue (Mouzens, Journiac) ; La Grande Bouygue (Monflanquin 47)
Les Bouygues (Saint-Sernin 47, Pique-Sègue 33, Doissat, n.h.)
La Bouyguette (Meyrals) ; Les Bouyguettes (Saint-Avit-Saint-Nazaire 33)
Lasbouygues (Pinel-Hauterive 47) (las Boigas)
Les Bouygeas (Beauronne, Las Bouygeas chez de Gourgues) (las Boijas, avec prononciation nord-occitane du pluriel)
Bouygues (Cancon 47, Neuvic)

Les Embouyges
(Saint-Léon-sur-L'Isle) (« terres en boiga »)
Salébouygues (Mouzens, cité par de Gourgues : Saleboye, forme ancienne Salebouyre, en 1672)

Lieux-dits disparus :
Boige
(Barade-) (Saint-Michel-de-Double) (Boija barrada) (défrichement clos)
La Boige (Saint-Sulpice-de-Roumagnac)
Les Boiges (Saint-Michel-l'Écluse, Saint-Laurent-des-Hommes)
Bouygeas (Las) (Thonac).
Bouyou (Le) (Saint-Cernin-de-l'Herm), Bouyoux (Les) (la Trape, Mazeyrolles) (le Boigon, los Boigons, le -g- entre voyelles a, en Quercy et Périgord, une articulation « faible », qu'on n'entend guère, cette prononciation est normale dans cette région).
Bouyges (Les) (Terrasson).
La Bouygue (la Cassagne)
Font-de-la-Bouyerie (Marquay) ?

On peut citer aussi, en Dordogne et hors de notre périmètre de recherche :
Les Boiges (Lusignac, Négrondes, Thiviers)
Les Bouèges (Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert, n.h.)
La Bouijerie (Saint-Martial-Viveyrol, Bouyerie (La) : forme ancienne chez de Gourgues)
Le Bouyjou et Les Bouyges (Boissière d'Ans, n.h.)

La commune de Bouzic (24), en occitan Bosic, « petite friche, jachère », est l'équivalent masculin des bosiga(s) (on connaît les célèbres huîtres de Bouzigues, dans l'Hérault (forme ancienne de Bocigis en 1146) (même « couple » que artic-artiga)

La Bousigue (Taillecavat 33) ; Bouzigue (Marmande 47) ; Les Bouzigues (Sainte-Gemme 33)


Réalisations occitanes : boij-a, -eta, -on ; boig-a, -adís, -èta, -uèl ; bosic, bosiga.


NOVALIA : la Noalha, las Noalhas.


La dénomination la plus évidente pour une terre nouvellement mise en culture est de la dire nòva, ou novèla, « nouvelle », et c'est ce que firent déjà les Gaulois, en ajoutant à l'adjectif novio- un second élément -ialo, « champ, place » (celui qui donne les noms en -euil en français, -uèlh ou -jol(s) en occitan). À l'époque gallo-romaine, ce sont des dérivés du latin novus qui furent employés.
Chacun de ces mots va se trouver à l'origine des noms anciens (du IIE au IVE s. ? ou bien de l'époque des nouveaux peuplements du Moyen Age, pour que le mot ait pu passer en occitan ?), des noms de terres défrichées : il est vrai que le nom veut aussi bien dire frachiva, (nous avons la même ambiguïté avec artiga) ; mais cela peut s'expliquer, en pensant que la terre défrichée était redevenue en friche, pour la laisser reposer, au bout de deux ou trois ans…

En pays d'oc, il y a beaucoup moins de noalhas que d'artigas ou de boigas : on a peut-être désigné ainsi des terres défrichées plus tard (XIIe, XIIIe, XIVe s. ?) à une époque où de nombreux endroits étaient déjà nommés ? Le peu de déterminants (c'est-à-dire le peu de terres à distinguer) en est aussi une indication. Ou bien alors, il s'agissait de défrichements très anciens, oubliés peut-être au bout de quelques siècles ?
Les départements où nous en trouvons le plus sont la Corrèze (une vingtaine) et la Dordogne (une quinzaine) ; et il faut ajouter qu'en Périgord les lieux-dits formés sur novalia et ses dérivés se trouvent essentiellement au sud de Bergerac, ou bien dans le Périgord Vert (Hautefort, Excideuil et… Lanouaille). Il n'y en a pratiquement pas en Provence, mais on en trouve dans le Centre, et jusqu'à Paris, en concurrence avec les Neuilly.

Nòta : Les noms de lieux sont en graphie française : ceux qui sont en langue d'oïl, c'est normal ; les autres, parce que, s’ils étaient écrits en occitan, on ne verrait plus les différences (ex.: Noalhac = français Noaillac, Noailhac, Nouaillac ou Nouailhac...) Il est important de connaître ces disparités graphiques.

Les Navailles
(Monestier) (las Navalhas)
Les Noves (Issac, n.h.) (las Nòvas)
Les Novettes (Saint-Antoine-de-Breuilh) (las Novètas, diminutif)
Naillac (Bergerac) (Nalhac)
Le Maine de Nouaille (Cunèges, forme ancienne Nouaille (Mayne-de-) en 1716) (lo Maine de Noalha, le hameau de « nouaille »)

Lieux-dits disparus :
Nouaillettes (Les) (Saint-Perdoux) (las Noalhètas, diminutif).

Relevés dans un rayon de 50 kilomètres, en dehors du Pays du Grand Bergeracois :
Navail (Sainte-Bazeille 47)
Noaille (Puisseguin 33) ; Saint-Hilaire-de-la-Noaille (commune de Gironde)
Noailles (Roumagne 47)
Nouaillac (Saint-Astier, cité dans de Gourgues)
Nouaille (Puymiclan 47)
Noves (Dévillac 47)

Lieux-dits disparus :
Nouaillac (Sagelat, forme ancienne Mansus de Noalhac en 1462, Noualhac, Noulhiac, 13e siècle, Noualhac lou vielh en 1727).

En Périgord, parmi les lieux disparus, nous avons encore la Nouaille (Nontron), La Nouaillerie (Sarlande) et peut-être le Nouhaud (Dussac, forme ancienne Nouaud).

Toujours en Périgord, citons aussi la commune de Nailhac, canton d'Hautefort, dont les formes anciennes sont Naillac en 1120 ; Noalhac au XIIe s ; Nouaillac au XVIe s.). Sans oublier la Nouaillette (en occ. la Noalheta) dans la commune d'Hautefort, dont les formes anciennes sont Noalheta au XIIIe s. et la Noalheta en 1382, où Eugène Le Roy a situé son récit : La Damnation de Saint Guynefort.

 

Deux problèmes en Périgord :


Lanouaille (occ. La Noalha) LA NOALHA semble bien être une « terre défrichée », mais la forme Noalha est du XVIe s. ; en 1487, elle s'appelle Nobilia : ce serait le nom d'un fondateur gallo-romain, Nobilius, ou une fausse latinisation ? Il faut savoir que les moines du Moyen Age savaient bien un petit peu de latin… mais pas trop ! Et ils ont souvent latinisé au hasard le nom des lieux : CAPENDU (11) « le champ en pente » devient : canis pendens, « le chien pendu » ; PAIMPONT (35), pen pont, « tête de pont » devient panis pontem, « le pont du pain », etc.
Nojals (et Clottes) : Noyala, 1556 ; pourrait venir aussi de novales, comme Noyal (22, 35, 57), ou Noyales (02), mais ce n'est pas évident.



Les ESSARTS, EISSARTS, ISSARDS…


Avec les eissarts, nous achevons la liste des noms (principaux !) qui nous parlent de l'effort de l'homme pour conquérir les terres à labourer, un effort de développement que nous espérons durable, mais ce ne fut pas toujours le cas, nous le voyons bien aujourd'hui.
Pour désigner une terre nettoyée, débroussaillée, où il avait fallu jouer de la hache pour finir de déraciner souches et halliers, nos ancêtres disaient un essart. Ce mot est bien disparu de l'occitan moderne, mais il a laissé de nombreuses traces dans la microtoponymie, et aussi dans les noms de famille ; ses diminutifs et dérivés sont assez nombreux : cela veut dire que la pratique de l'eissartatge était courante partout : comme le dit Jacques Astor, le paysan mettait en culture, pour lui tout seul, quelques lopins de terres qu’il pouvait gagner sur les frachivas (friches) et les brodiscas (broussailles) : ces petites parcelles ne payaient pas de droits au seigneur (du moins pendant le temps que celui-ci ne s'en mêlait pas… Il y avait des révisions périodiques).
Ce mot pose trois problèmes particuliers : celui de son étymologie, celui de la multiplicité de ses formes, et celui des dangers de confusion avec des mots à la sonorité proche, comme isard et isarn, par exemple.


Dictionnaire de du Cange, article Exartus.


En 1678, le Sieur Du Cange, dans son « Glossarium mediae et infimae latinitatis » (Glossaire de la moyenne et basse latinité, un outil des plus utiles pour le toponymiste) remarquait déjà la difficulté d'établir l'étymologie de ce mot. Certains le faisaient venir du latin exsertum « mettre à découvert » (mais il s'agit davantage d'une partie du corps qui est découverte…) ; d'autres de (ex)sarrire « sarcler » (sartura est « l'action d'ôter les herbes folles dans les vergers et dans les vignes ») : mais le participe passé est saritum, avec un -i- qui se maintient, donc il ne semble pas possible d'en faire venir essart – sauf si le mot était devenu sartum en bas latin… Et d'autres y voient un exaratum, une pièce « bien labourée », devenu exartum « per contractionem »…
L'étymologie classique proposée aujourd'hui (par Dauzat, Astor,…) est un mot de bas latin exsartum, dérivé du verbe sarrire « sarcler » ; mais Jean Roux fait observer qu'il y un autre verbe latin qui nous donnerait, lui, un participe (ex)sartum : c'est : sarcire, au sens de « raccommoder, rapiécer, rapetasser » (c'est de là que vient l'occitan sarcir « rentraire, repriser, rapetasser »). On dit ainsi d'une terre qu'elle est petaçada « réparée, arrangée » quand elle est nettoyée, mise en bon état, prête à cultiver. Mais nous ne connaissons pas de verbe latin *exsarcire : il est probable que des mots voisins comme exaritum « sarclé », exaratum « labouré », et aussi, tant que nous y sommes, exarsum « brûlé » » ont influencé sartum pour en faire exsartum, origine du mot essart, que nous connaissons.

L'essart :
travail de fourmi des paysans qui essaient de faire vivre leur famille sur des bouts de terre gagnés péniblement sur les bois et les broussailles : ils y tenaient tellement qu'on disait en français ancien, en parlant de ceux qui en veulent toujours plus : Coveiteus sunt d'aveir plus que vilain d'essart : « ils sont plus envieux de posséder qu'un vilain l'est d'essarts… »
Essarter était une activité tellement importante que le mot prit un sens moral : les Coutumes de Beauvais (1283) disent qu'il faut essarter les malves hons des bons, « il faut trier les mauvais hommes des bons », comme la mauvaise herbe de la bonne : un travail, un symbole.

Les Eyssarts
(Monestier), (Carsac-de-Gurson) (los Eissarts)
Les Issarts (Paunat, forme ancienne Les Issars) (los Issarts, noter le maintien de la forme ancienne en -i).
Leyssartade (Saint-Marcel-du-Périgord), cité par de Gourgues dans la commune de Sainte-Alvère : Leyssartade, forme ancienne Tenem. de Leyssartada en 1454) (l'Eissartada, « endroit défriché »).

Les Foulissards
(Lalinde, n. h. forme ancienne Foulissards) (Los Fòls Eissarts, l'adjectif occ. fòl signifiant ici « mauvais »). On trouve la même forme dans le Dictionnaire de de Gourgues : Foulissard (Pressignac-Vicq, forme ancienne Autrement vill. des Landes en 1694) et Landes (Les) (Pressignac-Vic), forme ancienne village des Landes ou Foulissart en 1692). Il s'agit sans doute du même lieu-dit.

Les Sardines
(Bergerac) : La complexité des formations avec augmentatif et diminutif ne nous permet pas d'assurer que les formes en -d-, derivées essentiellement de sard, aient l'essart pour étymologie : Sardet, Sardin, Sardon (Sardou), Sardelles, le Sardier… Cependant, il est possible que quelques Sardinas (une quinzaine en Aquitaine) représentent une « remotivation » du nom : Essartina… Quand tout souvenir de l'essart a disparu, on passe aisément de L'Essartina à « Les Sardines » ! Certainement que ce poisson ne se pêchait pas beaucoup dans la campagne du Gers ou du Tarn-et-Garonne… ni dans la Dordogne ! Nous pouvons rappeler que Monsieur de Sartine, (1729-1801), ministre du roi Louis XV, portait trois « sardines » sur ses armes…

Lieux-dits disparus :
Essars (Les) (Issac) (La-Mongie-Saint-Martin, forme ancienne Tenem. Dels-Ischartz en 1454 (noter la forme ancienne en -i)
Essars (Saint-Georges-de-Montclard).
Essars (Les) (Urval, forme ancienne l'Echart).
Eyssal et les Eyssals (La Mongie-Montastruc).
Eyssart ? (Cabans, forme ancienne Al Yssart en1526).
Eyssarts (Les) (Saint-Caprais-Eymet).
Eyssartade (L') (Sainte-Foy-de-Longa, forme ancienne Pratum de l'Eysartada).
Eyssartial (L') (Sainte-Foy-de-Longa) (c'est l'endroit où il y a des essarts (comparer avec vinha, (vigne) et vinhal (l'endroit où il y a des vignes), prada (prairie) et pradal, (l'endroit où il y a des prés).
Leyssard (Saint-Jean-d'Estissac, en 1660) (l'Eissart).
Lissarlet (Marsalès, en 1742) (diminutif, vient de *l'issartelet (< latin exsart-ell-etum).
Maleyssart (La Mongie-Montastruc, forme ancienne Terminus voc. l'Osme de Malyssars en 1455, Masus de Maleschart) (Mal Eissart, « mauvais essart, stérile, nom donné par un tenancier déçu ?)
Pech-Eyssat (Cadouin, forme ancienne Pech Eyssu).

Hors P.G.B. :
L'Essart (Lussac 33)
Les Essarts (Plazac)
Les Eyssards (Grignols) (nous trouvons ce suffixe -ard, d'origine germanique dans le nom de quatre communes (16, 17, 37, 39) et de lieux-dits innombrables, presque toujours au pluriel, dans le Nord des pays occitans (Cantal, Vienne et Haute-Vienne) et en pays d'oïl.
L'Eychart (Saint-Pé-de-Castets 33) (l'Eissart, prononciation gasconne)
Leyssart (Puynormand 33)
L'Essert (Laruscade 33, n. h.) ; Le Grand Essert (Saint-Quentin-de-Caplong 33, n. h.) : c'est une variante du toponyme « essart » (on en trouve également dans la Creuse)
Les Ossarts (Esclottes 47)
Sardin (Saint-Geyrac), Sardine (Lévignac-de-Guyenne 47) (Grateloup-Saint-Gayrand 47), Sardines (Milhac-d'Auberoche) : voir plus haut Les Sardines (Bergerac).

Lieux-dits disparus :
Deyssard (Le) (Douzillac, forme ancienne El Deyssard en 1476).
Deyssards (Les) (Saint-Séverin-d'Estissac).
Essars (L') (Bassillac, forme ancienne L'Eyssard).
Essars (Les) (Manzac-sur-Vern).
Eyssart ? (Bourg-du-Bost, formes anciennes Loc apela el Heyssart; L'Eyssart de la fon del peyriers, en 1304).
Eyssart (L') (Atur).
Eyssarts (Les) (Vergt, forme ancienne Mansus del Vielh Yssard en 1510), aussi à Saint-Aquilin, à Bourgnac, à La Chapelle-Grésignac, forme ancienne Les Essards) (la forme ancienne Yssard (en 1510) est intéressante, elle note la fermeture de la diphtongue initiale ei- en i-) .
Leyssalune ? (Grignols, forme ancienne Tenentia, fons de Leyssaluna en 1455, Leyssaligne).
Pech-Eyssat (Saint-Amand-de-Vergt, forme ancienne Mayn. de Peuch Eyssau en 1511).
Puy de l'Essart (Vanxains, forme ancienne Le Poy de les Hart).

On peut citer aussi en Dordogne
Les Essarts (Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert)
Les Petits Essarts (Sainte-Croix-de-Mareuil)
Les Eyssarts (Sensenac-Puy-de-Fourche)
Les Grands Eyssards (Saint-Paul-la-Roche, non habité)

et les lieux-dits disparus :
Essars-de-la-Dame (L') (Saint-Saud, forme ancienne Les Eyssards).
Essars (Les) (Eyvirat).
Eyssart (L') (Saint-Front-sur-Lizonne).
Eyssartou (L') (Sorges) (l'Eissarton, diminutif).
Eyssarts (Les) (Saint-Jean-de-Côle) (Florimont-Gaumier).
Leyssalisade (Saint-Geniès).
Leyssalissou (Génis).
Leyssard (Villetoureix) (Sarrazac).

Parmi les communes autrefois au diocèse de Périgueux et aujourd'hui en Charente, de Gourgues cite Essars (Les), dont les formes anciennes sont Eschars au 13ème s., Eysars, au 13ème s., Preceptoria de Borna sive d'Issart en 1373.
Toujours dans le Dictionnaire de de Gourgues, nous trouvons, cité dans les Commanderies de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Périgord : le Temple-d'Eyssart. Et dans « les lieux imprécis », cités dans le même document, au lieu-dit Ormes : Voy. Hommes (Les), Laumède, Maleyssart.
Le Dictionnaire de de Gourgues cite aussi un curieux Brunesxart (occ. brun eschart) dans une Bulle du Pape Innocent IV, en 1245, à Ligueux.

Tous ces toponymes nous rappellent le travail patient et obstiné de nos ancêtres, qui ont peu à peu modelé le paysage actuel : les noms de ces lieux sont d’humbles monuments au souvenir de ces travailleurs d’autrefois : ils méritent notre respect, comme éléments (fragiles) de notre patrimoine…


Jean-Claude Dugros et Jean Rigouste



Sources :
– Formes actuelles des noms de lieux : IG.N . ; n.h. = non habité.
– Lieux-dits disparus: Vicomte de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, Paris, 1873, avec les formes anciennes quand elles existent.
– Articles de Jean Rigouste en occitan dans la Revue Paraulas de Novelum n° 122, genier 2009, n° 124, julhet 2009, n° 125, octobre 2009, n° 126, genier 2010.


Ouvrages consultés :

Astor (Jacques), Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du midi de la France, éd. du Beffroi, 2002
Dauzat (Albert) et Rostaing (Charles), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1978.
Fénié (Bénédicte et Jean-Jacques), Toponymie nord-occitane, Éditions Sud-Ouest, 2003.
Fénié (Bénédicte et Jean-Jacques), Toponymie des pays occitans, Éditions Sud-Ouest, 2007.
Gendron (Stéphane), La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, 2006.
Hubert (Emmanuelle), Origine des noms de familles, éditions de Crémille, 1989.
Lavalade (Yves), Le Bugue, histoire et toponymie des noms de lieux de la Commune, P.L.B éditions, 2008.
Lavalade (Yves), La Vie quotidienne des Limousins à travers les noms de lieux, Le Puy Fraud, éditeur, 2011.
Lavalade (Yves), Périgord nord-est – L’origine des noms de lieux, édité par Les Fruits du Terroir, s.d.
Frédéric Mistral, Lou Tresor dóu Felibrige, Dictionnaire Provençal-Français, Edisud, 1979.
Morlet (Marie-Thérèse), Dictionnaire étymol. des noms de famille, Librairie Académ. Perrin, 1997.
Pauvert (Claude), Noms de lieux de Saint-Médard-de-Mussidan, 2002.
 

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