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Semaine du 13 mai au 19 mai 2008
Le Kendo est un art martial où l'on cultive la fraternité et
la fidélité, et c'est cet état d'esprit qui anime chaque année
depuis 18 ans le stage de la commission Régionale d'Aquitaine,
encadré par Jean-Paul Carpentier Sensei, 7e dan du dojo de
Lille. Plus de 80 pratiquants venant des dojos de Narbonne,
Lourde, Biarritz, Bruges, Pessac, Cestas, St Médard en Jalles,
Rennes, Toulouse, Arcachon, Pau et Bergerac s'étaient donnés
rendez-vous le 3 et 4 mai dernier au gymnase Barbey de
Bordeaux, pour deux jours de combats intenses et néanmoins
joyeux. Jean-Paul Carpentier, assisté des nombreux hauts
gradés de la région, n'a eu de cesse de nous transmettre les
fondamentaux indispensables, quelque soit notre niveau, à la
construction du beau Kendo, en insistant dans le Kihon (pratiques fondamentales) sur les techniques Oji-Wasa
(Technique d'esquive du sabre adverse et de contre-attaque
instantanée) et la construction de l'Ushi (coupe), afin de
préparer physiquement et mentalement les futurs postulants au
passage de grade du 1e au 3e dan du dimanche après-midi. Le
dimanche matin fut consacré au Kendo No Kata, source de
transmission spirituelle et technique, unifiant et reliant le
Kendo dit moderne à la pratique du sabre Japonais ancestral.
Lors du passage de grade, deux membres du Go Shin NO Yama Dojo
Bergerac (Hervé Raturas et Jean-Yves Gorgé) ont réussi leur
2e dan, heureux d'offrir à leur dojo et à leur professeur
François Briouze, la récompense d'un travail collectif
construit autour des valeurs de combat et de partage. Ils ne
furent pas les seuls car ce dimanche, six obtinrent le 1e dan,
neuf le 2e dan et 5 le 3e dan. Rendez-vous est d'ors et déjà
pris pour l'année prochaine pour la 19e édition, avant de
retrouver Jean-Paul Carpentier au stage de Fontenay le conte
en juillet et au stage de Lille en février 2009.

Semaine du 25 mars au 31 mars 2008
Journée
Handisport au go shin no yama dojo
Le go shin no yama dojo
Kendo Bergerac est fier d'être le premier dojo de France à ouvrir
une section handisport affiliée à la fédération du même nom,
parrainée par deux hauts gradés Français en la personne de Jean-Paul
Carpentier Sensei 7e dan du dojo de Lille et de François Briouze
Sensei 6e dan du dojo de Bergerac.
Soutenu dans leur action d'ouverture par le comité départemental
handisport de la Dordogne présidé par Joël Jeannot et par son
éducateur sportif Jérôme Dufour, le go shin no yama avait ouvert ses
portes 12, rue Villeneuve à Bergerac, le 26 février dernier, à une
matinée de découverte pour des jeunes pratiquants qualifiés un peu
rapidement en jargon bien pensant, de personne à mobilité réduite.
En effet à la vue du travail accomplie lors de cette matinée, il fut
démontré que le Kendo peut-être transmis à toute personne du moment
y mettant générosité et courage.
La pratique au dojo de Bergerac n'est pas d'isolée le pratiquant
sous un prétexte physique, mais que chacun travaille avec chacun
dans le respect des fondamentaux de cette discipline.
Le Kendo est basé sur la transmission avec le désir sincère de se
mettre au niveau de son partenaire-adversaire. C'est un Art de
combat et de développement personnel, mais aussi un Art de
courtoisie, de spiritualité et de culture. Après un salut fraternel,
marquant le début de chaque cours, Jean-Yves Gorgé, enseignant de la
section jeune, accompagné de quatre élèves du dojo (Yann, Audrey,
Estelle et Matthieu) a insisté sur la base du travail du Kendo : Ki
Ken Taï Ichi, que l'on peut traduire par unité de l'esprit du sabre
et du corps. Afin d'assimiler ses valeurs, il fut réalisé des
exercices de déplacement et de mobilisation des membres inférieurs.
Le Kendo se pratique dans l'axe, le pied droit devant et le pied
gauche derrière, sous forme de pas glissés, avec avancée franche du
pied avant et un retour tout aussi franc du pied arrière. Une fois
ces fondations mises en place, il fut mis l'accent sur le haut du
corps, dans un premier temps sans déplacement en armant les deux
bras en grand au dessus de la tête, puis en les descendant en
gardant les bras parallèle au sol. Chacun poussa son premier Kiai
dans une franche rigolade, la synchronisation du haut et du bas du
corps pouvant être ainsi réalisée. Virent les premières coupes sur
des partenaires en armures. On aborda le Men (coupe frontal de la
tête) et le Kote (coupe de l'avant bras), ainsi que la façon de
saisir et de tenir son sabre qu'il soit de bambou ou de bois.
A la fin des deux heures de travail joyeux, chacun est arrivé à
harmoniser son corps son sabre et son esprit, sous le regard
admiratif des élèves du dojo qui étaient venus prêter mains fortes,
impressionnés par l'enthousiasme et la générosité de ces nouveaux
adeptes.
Le go shin no yama Kendo remercie une nouvelle fois tous les
pratiquants et les accompagnants, qui ont montré par leur volonté de
bien faire et leur sourire que si la mobilité a des limites,
l'esprit n'en connaît aucune.

Semaine du 18 mars au 24 mars 2008
Cyrano dans
le Chnord
Il peut paraître incongru
pour des Bergeracois, si l'on est verrouillé par les préjugés
d'aller passer quelques jours de vacances chez les Ch'tis, mais
quand on connaît la qualité du dojo de Kendo de Lille on ne pouvait
que se laisser tenter par l'aventure.
Les professeurs de Lille marquent de l'attachement à notre région
sud-ouest, en particulier Jean-Paul Carpentier Sensei 7e dan qui
anime depuis plus de dix ans un stage sur Bordeaux le premier
week-end de mai, ainsi que Bernard de Backer Sensei 7e dan et
Jean-Pierre Raick Sensei 7e dan.
Des dojos de toute la France et d'Europe s'étaient donnés
rendez-vous du 15 au 17 février pour cette 19e édition. Au programme
plus de 10 heures de pratique et plus d'une centaine de
participants, encadrés par de nombreux hauts gradés qui n'ont eu de
cesse de mettre leur grande expérience au service de la
transmission. Jean-Pierre Raick Sensei, aborda la première journée
par un travail sur le haut et le bas du corps, en particulier le
déplacement avec l'engagement de la jambe avant et la poussée des
hanches, ainsi que la décontraction des membres supérieurs et du
tronc en insistant sur le travail du bras gauche. Le Kendo est ainsi
fait : il nous oblige quelque soit notre niveau de pratique à
revenir sans cesse aux fondamentaux en gardant ce que l'on peut
définir par l'esprit du débutant.
Le pratiquant dans son attitude doit avoir le bas du Hakama
(pantalon Japonais) bien parallèle au sol, symbolisant la terre et
les épaules bien arrondies symbolisant le ciel, l'attitude devant
être la véritable pierre angulaire de la construction du kamae
(garde). Ceci est une étape indispensable à la construction de l'Uchi
et du Ippon (attaque en coupant). Une fois ces premières pierres
posées, Jean-Pierre Raick a abordé le travail de Kihon Wasa
(techniques de base), en insistant sur la Dai Ni Kihon réalisé en
armure. Il porta notre attention sur la distance, le déplacement du
corps initiant celui du sabre, la responsabilité du Motodashi (celui
qui fait travailler) par l'exemple qu'il se doit de montrer. Par la
suite fut organisé des séries de combats arbitrés, afin de nous
faire mieux sentir l'importance du travail élaboré avec attention et
exigence dans le Kihon, pour une application correcte en combat. Le
Kendo, quelque soit le travail demandé, ne doit jamais se départir
de cet esprit, il fait parti d'un Tout, et n'est pas un enchaînement
de techniques sans aucun lien entre elles. Histoire de mieux
apprécier la boisson qui fait la richesse culturelle du Nord, nous
nous sommes séparés par un Ji-Geiko (combat libre) ou chacun s'est
fait un devoir d'inviter les différents hauts gradés. Le lendemain
fut consacré à la pratique du Kendo No Kata, dans ses dix formes, où
l'attention fut portée sur le Fond, indispensable à la construction
et à la compréhension de la forme. Puis ce fut un retour au Kihon en
armure, avant de nous dire au revoir sous la forme d'un Ji-Geiko.
Les stages sont les moteurs de l'évolution de la pratique; ils
permettent de rencontrer des personnes que nous ne connaissons pas,
d'écouter d'autres professeurs qui n'ont de cesse de nous répéter
les mêmes choses, mais parfois d'une façon différente. Le Kendo a la
chance de ne pas connaître différentes écoles de pratique, c'est ce
qui fait sa force, car ou que vous alliez dans le monde vous aurez
toujours les mêmes repères, ce n'est que votre niveau d'assimilation
et de travail qui vous fera au fur et à mesure entrevoir un peu plus
chaque jour les portes de cette voie de construction au moyen d'un
sabre.
Le go shin no yama dojo remercie une nouvelle fois tous les
professeurs du dojo de Lille et les pratiquants, pour leur accueil
chaleureux, la qualité et l'exigence de leur pratique.

Semaine du 11 mars au 17 mars 2008
Wakimoto sensei 8e dan Kyoshi en Aquitaine
Chaque année la ZNKR (Fédération Japonaise de Kendo) adresse
en France un expert, qui va encadrer les équipes de France,
ainsi que faire la tournée des régions afin d'y encadrer des
stages inter-régionaux. Cette année est assez exceptionnelle
car en moins de 15 jours, l'Aquitaine a accueilli pas moins de
deux 8e dan.
Samedi 8 et dimanche 9 mars dernier, M. Wakimoto Sensei, 8e
dan, avait posé son sac d'armure au gymnase Chauffour de
Bordeaux, pour deux jours d'intense Kendo.
Au programme les bases de la construction de Men (coupe à la
tête), en insistant sur le kamae (garde) et le travail du pied
gauche.
Le prochain stage CRK aura lieu les 3 et 4 mai prochain, avec
la visite traditionnelle et attendue de Jean-Paul Carpentier
Sensei du dojo de Lille.

Semaine du 04 mars au 10 mars 2008
Le go shi no yama Kendo Bergerac en stage auprès de M. Hatakeyama Sensei, 8e dan Kyoshi.
Le premier trimestre va marquer une nouvelle fois
l'attachement des experts japonais de Kendo pour notre région
Aquitaine. En effet après la venue l'année dernière de
Monsieur Uegaki, c'est Monsieur Hatakeyama, 8e dan, 55 ans qui
est venu en visite privée. Il fut déjà par le passé, dans le
milieu des années 90, l'expert Japonais pour la France, en
étant l'un des plus jeunes 8e dan, en l'ayant obtenu à l'âge
exceptionnel de 48 ans, âge minimum à l'époque pour pouvoir
postuler à ce grade. Il profita de son voyage pour faire la
tournée des dojos de la région en passant par Pessac, la côte
basque, Pau, Bordeaux, Arcachon, Cestas. Un stage
inter-régional fut organisé par la CRK Aquitaine au gymnase
Barbey le 23 et 24 février dernier, permettant à plus de 80
participants, et en particulier à une nombreuse délégation de
Bilbao, de venir goûter à l'enseignement d'un expert.
Hatakeyama Sensei insista sur les fondamentaux du Kendo, tant
sur le plan de la forme, que sur le fond. Dans un écrit de
Kenji Tokitsu il est dit :
« Au sens rigoureux du terme, le budô ne désigne pas des
disciplines particulières, mais la qualité et le contenu de la
façon de pratiquer une discipline martiale. Ce n'est donc pas
parce que vous pratiquez avec sérieux le kendo, l'aïkido, le
karaté-dô, l'art du bâton (jôdô), le tir à l'arc (kyûdô), bref
les disciplines qui ont le suffixe dô, que vous pratiquez le
budô. C'est lorsque votre pratique de la technique corporelle
comporte spontanément la tension vers l'auto-formation de la
personne dans sa totalité, celle de la voie, qu'elle devient
budô. »
Hatakeyama Sensei nous rappela ainsi que chaque geste, chaque
attitude, chaque action doit porter en lui l'unité
corps-sabre-esprit. Pour ce faire il est inutile de se hâter,
ou de pervertir la forme. Il nous montra le sens du Nigiri
kata (façon de saisir, tenir, son sabre), son implication dans
l'augmentation de la distance de coupe. Il nous démontra
qu'avant chaque attaque il faut construire son Kamae (garde),
sans quoi l'Ushi (attaque) ne serait qu'une agitation de plus.
Il nous fit ensuite travailler le Suburi qui est une forme de
coupe dans le vide (Kukan Datotsu), que l'on fait souvent trop
vite, sans prendre attention aux différents sens que cet
exercice peu nous offrir. En effet le Suburi, nous permet d'aquérir
un sens de coupe correcte jusqu'au niveau du menton,
l'équilibre des deux bras, le te no uchi, la poussée sur les
hanches, le kiai, la respiration, sans oublier la puissance du
bas du corps, du kamae et du déplacement.
Hatakeyama Sensei aborda ensuite le Kirikaeshi, enchaînement
de frappe ininterrompu, dans une forme fondamentale, en
insistant sur le qualité du kiai, du seme, du kamae après
celui ci, et de la puissance de la première coupe Men, et du
Zanshin après la dernière coupe Men, qui est un esprit de
vigilance qui doit nous permettre à chaque instant d'être
disponible. Hatakeyama Sensei rappela qu'il faut respecter les
distances de coupes dans le Kirikaeshi, en gardant le bras
gauche au centre du corps, et en gardant à chaque instant
l'idée de la coupe, sinon cette forme n'est qu'une agitation
sans sens. Il nous montra ensuite une forme de Renzoku Wasa
(techniques enchaînées) dans une application Kote-Men (coupe
de l'avant bras-coupe au centre de la tête). Il clôtura par
des exercices de Uchi Komi Geiko, chaque gradé offrant des
cibles et des ouvertures correctes afin de faire travailler
Kakari en grand et dans l'opportunité. On ne pouvait se
quitter sans un traditionnel Ji-Geiko (combat libre) ou l'on
eut à coeur d'appliquer tout ce que l'on avait travailler
précédemment.
Remercions une nouvelles fois M. Hatakeyama pour la
précision, l'application et la courtoisie avec laquelle il
nous a transmis, Satoko Guadarrama qui une nouvelle fois a
sacrifié sa pratique pour nous offrir une traduction du cours,
sans oublier tous les hauts gradés de la région Aquitaine qui
furent mis à contribution pour nous faire travailler ces
fondamentaux essentiels, à appliquer quel que fut notre niveau
de pratique.

Semaine du 29 janvier au 04
février 2008
François Briouze 6e dan de Kendo François Briouze, enseignant au go
shin no yama dojo Kendo de Bergerac a reçu son 6e dan des mains de
Jean-Luc Rouget président de la FFJDA et de Michel Gentleur
président du Comité National de Kendo, lors d'une cérémonie le 19
janvier dernier à Paris, où de nombreux hauts gradés étaient
présents. Il est le premier 6e dan de la région Aquitaine de Kendo.

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