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Faune de chez nous
 
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La mangeoire devra servir avant tout à disposer des graines : prioritairement du tournesol, auquel on peut adjoindre blé, avoine, millet, brisures de maïs, orge, chanvre et, pourquoi pas, des cacahuètes - sous réserve qu'elles ne soient pas salées, celles-là, gardez-les pour l'apéritif de dimanche midi ! Voici les granivores, stricts ou occasionnels, satisfaits.

Pensons maintenant aux amateurs de matières grasses : margarine, boules de graisse ou de saindoux en mélange avec des graines (tournesol, millet…), couenne de lard et gras de jambon, noisettes et cerneaux de noix feront les délices de la mésange et, peut-être, si vous habitez près d'un bois, du pic.

Et les frugivores, me direz-vous ? Ne jetez plus vos pommes et poires trop mûres ou quelque peu "avancées" : merles et grives sauront s'en régaler !

Une dernière action, en faveur cette fois de ceux qui n'osent pas grimper sur la mangeoire : pour les timides rouge-gorges, pinsons et autres troglodytes, disposez au sol, dans un endroit découvert (toujours à cause des vilains matous du voisinage), des graines, des miettes de biscuits et même, comble du raffinement, du gruyère râpé.

Rouge-gorge "À la fois timide et opportuniste, le Rouge-gorge familier est un fidèle compagnon des jardiniers."

Quelques conseils pour faire de votre mangeoire un vrai 5 étoiles digne de figurer au "Guide des meilleures avi-tables" :

- Des biscuits émiettés sont préférables au pain sec, à la faible valeur nutritive.
- Jamais de riz non cuit, de noix de coco sèche ou de mie de pain fraîche : ces aliments gonflent dans l'estomac de l'oiseau et le tuent.
- Jamais de nourriture salée ou épicée.
- Veiller à préserver les graines de l'humidité : mieux vaut distribuer la nourriture quotidiennement et en petite quantité.
- La période allant de janvier à début mars est la plus difficile pour les oiseaux; il ne faut donc pas interrompre le nourrissage lors des grands froids ou des longs épisodes de pluie. Ensuite, dès la venue du printemps, il est impératif de cesser toute distribution d'aliments : à la nature de reprendre ses droits !


Mésange bleue "Bijou volant, experte en acrobatie, caractère de cochon, voici la Mésange Bleue."
Les hôtes du jardin en hiver
La
Mésange charbonnière est championne en terme de fréquentation de votre mangeoire; il est vrai que sa taille et son tempérament lui permettent de se faire respecter… sauf de sa jolie cousine, la Mésange bleue. Affublé d'un (très) mauvais caractère et d'une agressivité sans borne, ce petit passereau semble prendre un malin plaisir à faire le ménage dès qu'il se pose, et à bouter tous les étrangers hors de la mangeoire, à coups de bec s'il le faut ! Le Rouge-gorge familier, lui qui est le plus fidèle compagnon du jardinier, n'apprécie évidemment pas l'attitude de cette effrontée et reste sur la réserve. Au même titre que le Verdier d'Europe, bien qu'il se déplace en bande, ou le Moineau domestique, dont la réputation de "cow-boy des cours de fermes" n'est pourtant plus à faire !

Si
Pinsons des arbres, Étourneaux, Grives et Merles noirs ne fréquentent guère l'aire de nourrissage, ils restent proches des maisons, occupés à fouiller la mousse ou à retourner les feuilles mortes. Ils ne dédaigneront pas les miettes, graines et fruits que vous aurez disposés ici et là.

Les
Mésanges à longue queue, elles, semblent se moquer de tout, sautant en bande de branche en branche dans un pépiement incessant à la recherche de leur pitance, qu'elles trouvent dans les lichens et sous les écorces. Plus loin sur la pelouse, de "gros oiseaux" font de savants travaux d'approche : Vanneaux huppés, Pies bavardes, Tourterelles turques et Geais des chênes appartiennent à la classe des opportunistes et rien ne leur échappe ! Leur seul problème est qu'ils tiennent à maintenir une certaine distance avec tout ce qui a forme humaine…

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