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Joseph Crocé-Spinelli (1845-1875)
Qui
était Joseph-Eustache Crocé-Spinelli, qui honore notre
bergeracois et dont les yeux s’ouvrirent sur le merveilleux
panorama de ces coteaux célèbres qui préfiguraient déjà les
spectacles «vus du ciel» auxquels allait s’accoutumer
l’intrépide aéronaute ?
C’est un aéronaute né à Monbazillac le 10 juillet 1845 et mort
le 15 avril 1875.
Il fit ses études au lycée Bonaparte, fut reçu bachelier es
lettres et es sciences et suivit les cours de l'Ecole centrale
de 1864 à 1867. Pendant la guerre de 1870-1871, il servit
comme garde mobile dans le 221ème bataillon. M. Crocé-Spinelli
avait inventé le vélocipède nautique et les plans roulants
électriques, lorsqu'il s'éprit de la navigation aérienne, qui
devait lui être si fatale. Il fit quatre ascensions en ballon.
Voulant faire tourner au profit de la science les ascensions
aérostatiques et étudier la constitution chimique et physique
da l'atmosphère, il fit avec M. Penaud, le 26 avril 1873, dans
l'Étoile polaire, qui partit de l'usine à gaz de la Villette,
un intéressant voyage aérien, pendant lequel ils s'élevèrent à
une hauteur de 4600 mètres et essayèrent des méthodes
d'observation et des instruments.
Le 22 mars 1874, il fit avec Sivel une nouvelle ascension pendant laquelle les voyageurs
atteignirent une hauteur de 7300 mètres. Pour remédier à la
raréfaction de l'air, ils respirèrent de l'oxygène pur ou
mélangé de gaz azote. À cette grande élévation, leur pouls
marquait cent quarante pulsations; leurs faces étaient
devenues très rouges et leurs muqueuses presque noires ; la
température s'était abaissée jusqu'à 24° au-dessous de zéro,
bien que la sensation de froid ne fût pas très vive. Pendant
ce voyage, Crocé-Spinelli et Sivel firent plusieurs
observations intéressantes au point de vue météorologique. Ce
fut pour compléter ces observations que Crocé-Spinelli fit
avec MM. Sivel et Tissandier dans le ballon, le Zénith, deux
nouvelles ascensions, la première les 23 et 24 mars 1875, la
seconde le 15 avril 1875. Dans ce dernier voyage, les trois
aéronautes atteignirent une hauteur de 8000 mètres. Crocé-Spinelli
tomba asphyxié, ainsi que Sivel ; M. Tissandier s'évanouit.
Quant il revint à lui, à 6000 mètres, il trouva ses compagnons
privés de sentiment. Quelque temps après, à quatre heures du
soir, il jetait l'ancre au Nérault, commune de Ciron, près du
Blanc (Indre), et constatait que ses compagnons étaient morts.
Les obsèques de Crocé-Spinelli et de Sivel eurent lieu au
milieu d'une affluence considérable.
Une souscription publique, ouverte en faveur des familles de
Crocé et de Sivel, produisit une somme de 91 948 francs 75
centimes, sur laquelle on préleva une somme pour constituer au
père de Crocé-Spinelli une rente viagère de 2500 francs.
Unis dans la mort, les deux aéronautes reposent au cimetière
du Père Lachaise à Paris. Sur un monument dû au statuaire
Dumilatre, ils sont représentés allongés sur le dos se tenant
par la main ainsi qu’on les retrouva.
Crocé-Spinelli fut le premier homme s’étant élevé dans les
airs à 8600 mètres.
Une rue de Bergerac porte son nom.
Sources : Wikipedia,
aviatechno.free.fr,
ABC de Riviereesperance
(contact Mme Rolande Loisele
riviereesperance@orange.fr)
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