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Accueil  >  Culture & Patrimoine  >  John Bost

 

 


John Bost (1817-1881)

Créateur des asiles

La célébrité de John Bost ne doit rien à l’appartenance à une grande famille. Il naquit le 4 mars 1817 près de Berne. Son père Ami Bost né à Genève était un pasteur itinérant mais également journaliste, poète et musicien. Il publia de nombreux ouvrages et composa des œuvres musicales très appréciées par les églises protestantes de langue française. Jean-Marc Antoine dit John était le second de ses onze enfants.
Après un séjour dans un Institut près de Stuttgart, sa faible constitution l’obligea à rejoindre sa famille à Genève qui le plaça en apprentissage pour devenir relieur. Son père lui donnait des leçons de piano où il se montra doué. Il fréquenta le Conservatoire de Genève où il devint à 18 ans l’élève de Chopin et de Zimmermann. Il commença une carrière de soliste mais son éducation première le décida à quitter le monde de la musique. A 23 ans, en 1840, il entre au collège protestant de Sainte-Foy, puis la faculté théologique de Montauban où enseigne Benjamin Pozzi, le père du grand chirurgien.
En 1843, un nouveau poste pastoral est créé à La Force par ordonnance royale. La nomination du pasteur Charles Laune est récusée par la communauté qui s’érige en église indépendante et fait appel à John Bost, accueilli au château de Meynard par M. Ponterie qui prête ses salons pour l’exercice du culte. Le succès enregistré impose la construction d’un temple nouveau qui sera rapidement élevé et inauguré par Ami Bost, le père de John, le 15 décembre 1846.
Dès lors les locaux pour accueillir les déshérités vont se multiplier : le 24 mai 1848, le pavillon de «la famille Evangélique» destiné aux orphelines. En 1855 s’ouvre «Bethesda» pour les malades mentaux infirmes, complété par «Siloe» en 1858. En 1862, c’est «Eben Ezer» pour les femmes épileptiques ; en 1863, «Bethel» pour les hommes. En 1866, c’est le couronnement avec la Légion d’Honneur. En 1875, s’ouvre encore «La Miséricorde» pour les déficients et «Le repos» pour les femmes seules, en 1878 «La retraite» pour les femmes peu fortunées, en 1880 s’achève « La Compassion », l’équivalent de «La Miséricorde» pour les hommes.
Depuis 1877, les Asiles, devenus la Fondation John Bost, sont reconnus «Etablissement d’utilité publique». Ils méritaient bien cette légitimité. Ainsi, à la mort de John Bost, le 1er novembre 1881, 9 pavillons accueillaient près de 500 résidents. On sait l’importance prise de nos jours dans le soulagement des déshérités.


M. Michel Souloumiac, Président de l’ARAH de la Force

 

 
 

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