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Jean Galmot
Né à Monpazier le 2 juin 1879, décédé à Cayenne, en Guyane, le
6 août 1928.
Brillant
journaliste à Nice, il rejoint la Guyane en 1906, pour
s’occuper d’une mine d’or appartenant à son beau-père. Il
découvre l’envoûtante forêt guyanaise, il y fait fortune, tout
en s’efforçant d’améliorer le sort de ses ouvriers et
employés. Il soulage leur misère en les rémunérant décemment
et en appliquant réellement la législation du travail. Avec
ses fonds, il prend sur lui d’aider les jeunes les plus
pauvres en créant des bourses locales. Il devient « papa
Galmot », une expression qui porte toute l’affection du
peuple.
La population guyanaise le pousse à se présenter à la
députation.
En 1919 il est élu haut la main. Dès lors, il gêne les
notables et inquiète les hommes d’affaires et ses adversaires
politiques. Ils seront la cause de sa mort.
Galmot l’aventurier
«Je suis Jean Galmot de Monpazier !», cette phrase est
prononcée par Christophe Malavoy en lieu et place de Jean
Galmot dans le film éponyme d’Alain Maline.
Elle situe la bastide de Monpazier comme acteur de la vie,
pour le moins contrastée et passionnée, d’un homme qui est un
véritable personnage de roman.
A ce jour, il représente un lien entre le département de la
Guyane, encastré dans la forêt amazonienne de l’Amérique du
Sud, et Monpazier, dans son environnement périgourdin et
bergeracois.
Galmot s’est bâti un destin hors du commun. C’est un pionnier
dans bien des domaines. Idéaliste, poète, écrivain de valeur,
il est chercheur d’or, pilote d’hydravion et d’avion, il
organise le tour de France aérien, excelle dans le commerce du
bois des parfums, du rhum. Il dirige une flotte de 46 navires,
ses entreprises sont en Guyane, mais aussi aux Antilles, en
métropole, à Paris, Bordeaux, Carcassonne, Sarlat, Sainte
Sabine…
Il possède le château de Montfort et celui de Lauzun. Puis, la
guerre finie, il se retrouve avec une énorme cargaison de rhum
qu’il avait payée et qu’il ne peut plus écouler dans les
marchés d’Etat et les grandes sociétés pour les pharmacies,
les hôpitaux et les tranchées… Il doit lutter contre la ruine,
mais il est devenu vulnérable. Les politiciens vont s’acharner
sur Galmot.
En 1924, une fraude, incontestable, lui vole l’élection de
député. Face à la justice, pour l’affaire des rhums, il se
défend de toutes ses forces mais il est incarcéré à la Santé.
De son sang, il signe un serment par lequel, il donne sa vie à
la Guyane. A son retour en Guyane, en 1928, il est accueilli
par une foule immense et gagne les élections législatives.
Mais il est empoisonné et meurt à 49 ans, dans la douleur,
après avoir œuvré pour les droits de ses concitoyens et contre
l’injustice. Il est dès lors l’objet d’un véritable culte.
Spontanément, en apprenant sa mort, le peuple se soulève et
une émeute éclate à Cayenne. Galmot est enterré au cimetière
de Cayenne, sa tombe est entretenue depuis 1928. C’est un
bienfaiteur de la Guyane.
Jean Galmot demeure un lien fort entre la Guyane et le
Périgord.
Dans le Bergeracois, nul ne devrait ignorer que Jean Galmot
est une sorte de légende contemporaine en Guyane et plus
précisément à Cayenne. Des rues, un rond-point et divers lieux
portent son nom.
Depuis le printemps 2004, sa statue de bronze, œuvre du
sculpteur Jacques Raybaud, est dressée sur un important carrefour de
Cayenne. Un autre sculpteur, Daniel Deyanovitch, a réalisé un
buste et l’a remis à l’association des Amis de Jean Galmot à
Monpazier.
Pour connaître Jean Galmot :
Livre de Blaise Cendrars intitulé « Rhum », l’auteur a
séjourné à Monpazier, afin de s’imprégner de l’atmosphère de
la Bastide.
Ensuite, de nombreux livres et articles ont retracé la vie de
cet aventurier du XXe siècle. Un nouveau livre, encore plus
complet, va être publié prochainement.
Film « Jean Galmot aventurier», d’Alain Maline, 1990, et qui
vient de sortir en DVD.
Pour vivre la biographie de Galmot, une exposition gratuite
lui est consacrée à l’Atelier des Bastides à Monpazier.
Témoignages :
En août 1956, avant de se rendre en Guyane, le Général de
Gaulle se souvenant de Jean Galmot, écrivit une lettre
officielle à Marianne Galmot, son épouse, dans les termes
suivants : « Dans ce pays où il s’est dépensé avec autant de
dévouement, j’aurai, Madame, une pensée spéciale pour la
mémoire de votre mari… »
Quant à Gaston Monnerville, qui a, physiquement, rencontré
Galmot, il a donné, dans ses mémoires, la mesure du personnage
en le plaçant dans son environnement humain et politique, et
en démontrant la valeur d’un homme et son attachement au
peuple guyanais.
En Guyane, la reconnaissance est vivace. Tout comme les
Guyanais, la population bergeracoise est concernée par cette
mémoire.
Association
des Amis de Jean Galmot
Mme
Mireille Gava – Présidente
Tel
: 05.53.22.61.00
Fax
: 05.53.23.34.26
Courriel
:
raymond.a.j.kuntzmann@wanadoo.fr
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