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Gaston Simounet (1878 – 1944)
Gaston Simounet est né à Razac d'Eymet le 19 septembre 1878.
II fait ses études secondaires au Collège de Bergerac avant sa
Médecine à la Faculté de Bordeaux.
Ses
conceptions philosophiques et sociales lui valent l'étiquette
de «médecin des pauvres». Alors que le profit commençait à
rentabiliser les «spécialités pharmaceutiques», il donne aux
pharmaciens de sa ville, l'exclusivité d'une formule qu'il
avait prescrite : les «cachets antinévralgiques (et
fébrifuges) du Dr Simounet», qui sont restés en usage une
cinquantaine d'années.
Maire de 1925 à 1935, on doit à son excellente politique
municipale de notables améliorations du cadre de vie. Élu
toujours à l'écoute de ses administrés, efficace
administrateur et fervent supporter de l'USB, le docteur
Simounet mérite sans aucun doute la place qu'il conserve
encore dans le cœur de nombreux vieux Bergeracois.
Sous ses mandats, l'électrification parfois difficile et
toujours onéreuse en raison de la vaste étendue du territoire
communal, connut de gros progrès : 15 km de réseau furent
installés entre 1926 et 1930 et l'effort se poursuivit jusqu'à
la guerre.
L'état de la voirie commença aussi nettement à s'améliorer
avec l'engagement de premiers travaux de goudronnage, la
rationalisation du nettoyage des rues et une collecte des
ordures ménagères mieux organisée.
En
1929, l'acquisition des pépinières Perdoux permettait de créer
un vrai jardin public en centre ville et les crédits
nécessaires pour développer une Foire Exposition à la hauteur
de l'activité du commerce Bergeracois étaient débloqués en
1930. Deux ans plus tard, en 1932, la municipalité parvenait
enfin à inaugurer la mise en service d'un réseau de
distribution d'eau courante parfaitement potable, grâce au
procédé retenu de stérilisation par l'ozone. Cette
réalisation, en projet depuis 1899 mais constamment reportée,
révélait aux Bergeracois un confort jusque là inconnu et
surtout, représentait une immense avancée en matière d'hygiène
et de santé publique.
Socialiste français, il est élu député de mars 1930 à mai 1936
dans un contexte plutôt « rad-soc » classique. Sa conduite en
1914 - 1918 lui avait valu la Croix de Guerre et la Légion
d'Honneur dont il sera plus tard Officier et il participe à la
Deuxième Guerre Mondiale en 1939 - 1940 en gardant foi en la
Libération.
Quinze jours après avoir été réélu vice-président de l'Amicale
dont il était membre depuis sa création en 1909, il décède à
Bergerac le 24 décembre 1944.
Charles
Tamarelle
Amicale
des anciens élèves du Collège Henri IV et
du Lycée Maine de Biran
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