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Saint
Hilaire d’Estissac est une petite commune rurale située sur
le canton de Villamblard, qui conserve une histoire très riche.
Saint Hilaire, Saint Jean et Saint Séverin appartenaient au même
seigneur. D’une superficie de 650 ha, elle compte
115 habitants
(population officielle au 1er janvier 2012)
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Blason :
Les armoiries de Saint Hilaire d’Estissac évoquent la
châtellenie dont elle dépendait, et Saint Hilaire chassant
serpents, soit :
De sinople au Saint Hilaire mitré et crossé d’or accosté en
pointe de deux serpents volants, celui à senestre contourné,
accompagné d’un franc-canton palé d’argent et d’azur de six
pièces, qui est Estissac.
Devise : 1318 – Sanctus Hilaruis d’Estissaco – 1998
Le champ de sinople (vert) évoque la forêt du Landais
–1318 : la date où apparut pour la première fois le nom de cette
paroisse
–Sanctus Hilaruis d’Estissaco : le nom sous lequel il apparut
–1998 : année où ces armoiries sont créées. |
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Historique :
L’abbé Lespine nous indique que le nom de cette paroisse
apparaît pour la première fois dans un texte en 1318, sous la
forme de Sanctus Hilarius d’Estissaco. Le patron en est Saint
Hilaire, évêque de Poitiers, qui se fête le 14 janvier. La
paroisse dépendait de la châtellenie d’Estissac.
Saint Hilaire naquit à Poitiers au IVe siècle (320-368), il fut
évêque de sa ville natale en 350. Il fut un ardent défenseur de
l’orthodoxie contre l’arianisme.
D’après la légende dorée, il se rendit au concile sans y avoir
été invité. Il eut une altercation violente avec le pseudo-pape
arien qui le menaça. Les Pères du concile refusèrent de lui
faire une place parmi eux. Saint Hilaire s’assis par terre,
aussitôt le sol s’exhaussa sous lui si bien qu’il se trouva
au-dessus du niveau des autres évêques.
En rentrant dans son diocèse, il débarqua sur l’île de
Gallinaria, près de Gènes, qui était infestée de serpents, mais
son seul regard suffit à les mettre en fuite. Il planta son
bâton au milieu de l’île et défendit aux serpents de dépasser
cette limite.
Les forges de la Crempse :
Il existait aux XVIIIe et XIXe siècles quatre forges sur la
Crempse dont une sur la commune de Saint Hilaire d’Estissac : La
Rigaudie.
En 1812 l’usine se compose d’un haut-fourneau, d’une affinerie,
d’un marteau, une halle, des magasins, atelier et logement
accessoires.
Le haut-fourneau emploie à chaque fondage 250 000 à 300 000
kilos de minerai de fer provenant de Villamblard, Mussidan, et
obtient 100 000 à 120 000 kilos de fonte tant brute que moulée.
L’affinerie fabrique environ 20 000 à 25 000 kilos de fer. |
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