Située à une altitude de 127 mètres, point le plus haut du
canton de Villefranche de Lonchat, la commune de Saint Géraud
de Corps, qui est la plus petite commune du canton avec une
superficie de 1495 hectares, occupe un plateau situé entre les
vallées de l’Isle et de la Dordogne. Elle est limitée au nord
par le ruisseau Tord qui prend sa source à Bos Nègre, à la
fontaine de Gurson et se jette dans la Lidoire vers Chaudeau,
et au sud par La Lidoire. Elle regroupe les hameaux de Campredon, Chavagnac, Jumeau, Larboulois, Queyrouilh, du
Bourdeau et du Lac.
La halle
Cette bourgade, située à 12 km de Montpon Ménestérol et au
sud-ouest de la forêt du Landais qui couvre un tiers de son
territoire, est traversée par l’axe routier Saint-Martial d’Artenset
- Bergerac et par la route départementale 33 menant à
Villefranche de Lonchat, le chef lieu du canton.
Elle compte 197 habitants
La paroisse : d’abord indépendante avec un prêtre résident,
placée dans la seigneurie de Gurson jusqu’au XVIIIe siècle,
détachée de Gurson ainsi que de Saint Méard par la vente qu’en
fit le dernier Comte de Foix, elle a ensuite été jumelée avec
Saint Rémy, puis rattachée à Monfaucon, puis au Fleix. Elle
est aujourd’hui du regroupement paroissial de Montpon.
Population :
Les habitants se nomment les Saint Géraudais (ou Saint
Géraldais ou Saint Géraldiens).
A la fin du XIXe siècle, la commune comptait entre 400 et 450
habitants (426 en 1880) vivant à peu près exclusivement sur
une trentaine d’exploitations familiales s’adonnant à la
polyculture : élevage, céréales, vigne…
On y trouvait deux épiceries, deux auberges, une boulangerie,
deux écoles (une pour les filles, une pour les garçons) un peu
plus tard fusionnées en une école mixte fréquentée en 1880 par
63 enfants.
A la fin du XXe siècle, la commune a été victime de l’exode
rural comme la plupart des petites communes rurales et de la
concentration des exploitations agricoles. Il ne reste plus
que six exploitations agricoles dont l’activité principale est
l’élevage, une seule à la viticulture. La plupart des grandes
familles ont disparu, on compte peu d’enfants en âge scolaire.
L’école a fermé en 1983. Les enfants sont dirigés sur les
regroupements scolaires environnants (Saint Rémy sur Lidoire
et Saint Méard de Gurçon). Le café épicerie a fermé en 1990,
l’agence postale a été supprimée en 1997.
Il n’y a plus de commerce. Les seules activités en dehors des
exploitations agricoles sont : une entreprise d’horticulture
et le domaine naturiste de Chaudeau, de notoriété nationale et
même internationale, qui affiche complet pendant les mois
d’été avec plus de 600 occupants
Un tournant en ce début de XXIe siècle ? Pour séduire les retraités et attirer les futures générations,
en plus de la richesse de nos forêts et la douceur de notre
campagne qui peuvent favoriser le retour aux sources, nous
avons depuis novembre 2008 l’ADSL. Saint Géraud de Corps est
la première commune d'Aquitaine à se doter d'un NRAZO (noeud de
raccordement en zone d'ombre) pour couvrir son territoire en
haut débit Historique de la commune :
Des traces d’occupation caractérisées par la présence de
pointes, grattoirs et silex taillés datant du paléolithique et
néolithique attestent de l’ancienneté de l’habitat et du site
de Saint Géraud de Corps
D’anciens registres notariés font état de travaux de
retranchement qui auraient été effectués à Camp Redon pendant
la guerre de cent ans, d’où le nom du hameau de Campredon (en
langue d’oc : con rédoun : camp rond).
Le nom de Saint Géraud vient du latin GERALDUS, seigneur
d’Aurillac (Cantal), mort en 909. En 1035, notre village se
nommait Capella Sancti Geraldi et dépendait de l’abbaye
d’Uzerche. En 1295, il a pris le nom de Sanctus Geraldus
Curvus puis Saint Gerault et en 1732 Saint Géraud de Corps.
Le nom de Corps a plusieurs origines possibles :
Latin curvus qui veut dire courbe, ou latin corvus qui veut
dire corbeau ou le bas latin cortem qui veut dire domaine
En 1760, Saint Géraud dépendait de la justice de Saint Méard
et du sénéchal de Libourne.