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Saint Avit
Sénieur, commune du canton de Beaumont en Dordogne, est
située sur un cap avancé orienté plein Sud. D’une superficie
de 2350 ha elle est essentiellement agricole, très boisée, on
y produit du lait, de la viande bovine, des céréales, du tabac
et des truffes.
Saint Avit est occupé sans interruption depuis les temps
préhistoriques. A l’âge du fer, l’endroit s’appelle le mont d’Auriac
et remplit déjà une fonction sacrée puisque s’y trouvait un
temple païen où l’on vénérait, disait-on, 3000 idoles.
Au cours des siècles suivant, le monastère et les habitants du
village connurent de lourdes épreuves. Trois saccages :
-1214, par le Sénéchal d’Aquitaine allié au Comte de Toulouse
et aux Albigeois,
-1442, par les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans,
-1577, durant les guerres de religions, Annet de Commarque
prend traîtreusement la cité, massacre les moines, démolit la
tour de l’église et emporte les cloches, il met la Cité hors
d’état de se défendre.
Aujourd’hui la commune compte
462 habitants (population officielle au 1er janvier 2012). |
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L’église
a été classée au 1er inventaire des monuments historiques
en 1862 ; Grâce à cela, l’église a bénéficié de plusieurs
campagnes de restaurations.
Le dernière de 1996 à 2000 réalisée par PH. OUDIN, A.C.M.H. a
permis la réouverture de l’église qui était fermée depuis 1979.
En 1998 l’abbatiale est inscrite au Patrimoine Mondial de
l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle.
AVITUS (480-570), la légende
Fils de bonne famille né à Lanquais (12 km), il est enrôlé de
force dans les armées d’Alaric II, roi Wisigoth, ennemi des
chrétiens.
Après la défaite des Goths à Vouillé (17 km à l’ouest de
Poitiers) en 507, Clovis, roi des Francs, est vainqueur d’Alaric
qui est tué. Avitus, fait prisonnier, est conduit à Paris où il
fut vendu à un maître étranger qui le prit en affection et lui
ouvrit sa maison.
Après 14 ans de vie chez cet homme, Avitus eut la vision d’un
ange porte-parole du Seigneur qui lui déclara : « Avitus, mon
bon fidèle serviteur, il te faut désormais être mon témoin,
garde toujours confiance en moi ; tu vas te rendre en Périgord.
Il est un lieu nommé Ruffiacus, tu y trouveras des temples
païens, détruis-les d’un signe de croix, extermine toutes les
idoles. C’est à cet endroit que tu demeureras jusqu’à ta mort ».
Sur son chemin, il accomplit la guérison miraculeuse de Benoît,
homme sourd et muet et s’attira ainsi les louanges de la
population qui voulut le retenir.
Mais l’homme de Dieu reprit son chemin accompagné du miraculé.
Jouissant d’une trop grande réputation, il choisit de se retirer
dans le monastère de Bonneval. Il devint rapidement un moine
parfait, trop parfait, que jalousaient ses frères moines. Il
reprit la route du Périgord avec Benoît, revit ses parents à
Lanquais.
A la mort de Benoît, il rencontra Secundinus et se mirent
ensemble à la recherche d’une grotte idéale pour gîte définitif.
Arrivé en un lieu plus propre à entretenir la vie des serpents
et des bêtes sauvages que des hommes, Avit tomba à genoux et
pria dans l’attente d’un signe de la Providence. La prière
achevée, la terre se mit à trembler et détruisit le temple. Ce
signe divin annonçait à Avitus l’endroit désigné pour le service
de Dieu. Il y vécut 40 ans, accomplissant quelques prodiges.
La présence d’une grande église s’explique par la notoriété du
Saint et par le passage des pèlerins pour Saint Jacques de
Compostelle. |
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