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La naissance de St Antoine de
Breuilh
C’est vers l’an 1060 que des moines bénédictins, venus de la
lointaine abbaye de Saint Florent de Saumur, s’installèrent à
Castillon.
De là, ils rayonnèrent en Bordelais et en Périgord.
Dans la châtellenie de Montravel, séparé de la vicomté de
Castillon par la Lidoire, ils fondèrent plusieurs établissements
religieux sur des terres dont le seigneur des lieux leur avait
fait don.
Dans la ville aujourd’hui disparue de Montravel, les moines
établirent un prieuré et l’église Sainte Marie.
A Montcaret, ils implantèrent le prieuré Saint Pierre et à
Lamothe celui de Saint Paixent.
Parmi leurs autres fondations se trouvent, Sainte Eulalie (St
Aulaye) et Saint Pierre (le Breuilh).
L’église Saint Antoine dépendait de St Antoine de Viennois.
Par le jeu des mariages et des successions qui en proviennent,
la châtellenie de Montravel va se diviser en différents fiefs.
La famille d’origine, qui porte le nom de la seigneurie :
Montravel, en conservera bien sûr, la part largement la plus
importante.
Vers 1280 – 1300, des fiefs conséquents sont créés, notamment
dans la partie orientale de la châtellenie : La Roque Vigneron
tenu par la puissante famille de Gurson. Ponchapt et
Fougeyrolles tenu par la non moins puissante famille de
Tailleyrand et St Aulaye tenu par les seigneurs du Fleix.
En accord avec les principes de l’organisation pyramidale de
cette époque, tous ces seigneurs devaient rendre l’hommage à un
seigneur dominant, Hélie Rudel, seigneur de Bergerac et de tout
l’entre Dordogne. Mais cette famille tomba en quenouille et ses
biens fonciers, petit à petit, furent confisqués par le pouvoir
ducal.
En l’an 1300, l’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, pris en
concession tous les droits seigneuriaux sur la rivière de
Dordogne, dans la limite de la châtellenie de Montravel.
Puis en 1305, l’archevêque se vit proposer un échange par le
pouvoir ducal, de cinq châtellenies du Périgord : Belvès,
Bigaroque, Milhac, Couze et Montravel, contre deux importants
fiefs que l’archevêque possède en Saintonge. Mais avant que le
contrat ne soit réglé, l’archevêque est nommé Pape !
Il se fait couronner à Lyon le 15 novembre 1305.
A bordeaux, un nouvel archevêque est nommé : Arnaud de Canteloup,
et il reçoit dans la cathédrale Saint André, l’hommage de ses
vassaux pour ses terres du Bordelais. Puis il se déplace et
vient dans la ville fortifiée de Montravel, ou le jeudi 25
février 1306, il reçoit l’hommage des 49 seigneurs qui y
tiennent des fiefs.
Celui de St Aulaye, à cette date, est toujours tenu par la
famille des seigneurs du Fleix :
- Guillaume du Fleix et Peyronne, fille de Hélies du Fleix.
- Bartholomée Lanterre, veuve de Ogier du Fleix.
- Ogier du Fleix, capitaine, fils de Ogier du Fleix.
A ces familles va succéder la famille de Grailly, qui vendra
cette seigneurie en 1502 à Bernard de Ségur. De son mariage avec
Marguerite De Chassaignes, le 3 février 1499, naquit plusieurs
enfants, dont Pierre, qui devint à son tour, seigneur de St
Aulaye.
Pierre de Ségur épousa en 3e noces, le 15 mars 1547, Catherine
de Pellegrue, d’où naquit François, qui fût un moment gouverneur
de Ste Foy. Il avait épousé le 2 février 1567 Jeanne Mosnier,
qui lui donna trois fils, formant trois branches :
- Pierre, seigneur de Montazeau
- Daniel, seigneur de Ponchapt
- François, seigneur de St Aulaye
François de Ségur, seigneur de St Aulaye, épousa Anne De
Boisgueheneuc le 28 juin 1615. Daniel, leur seul fils, mourut
jeune et sans postérité. Sa jeune sœur Jeanne hérita de la
seigneurie de St Aulaye et la transmit à son époux Jacques Louis
de L’Aneau. Leur fille, Marie de L’Aneau, épousa le 17 avril
1686 Charles de Calvimont qui s’éteignit au château de St Aulaye
le 27 novembre 1718 sans postérité.
La famille de Pontac en devint alors propriétaire et Claude
Madeleine de Pontac la porta en dot à son époux Marc De La
Chataigneraie de Ste Foy. Leur fille, Marie Françoise, vendit le
château et le fief de St Aulaye en 1772 à Gabriel Romain De
Filhol, ancien conseiller au parlement de Bordeaux.
A la veille de la révolution, ce fief appartenait à la famille
Moulins De leybardie.
Dans la célèbre nuit du 4 août 1789, les droits seigneuriaux
furent abolis.
Disparus alors fiefs et seigneurs…
La loi du 20 décembre 1789 établit une nouvelle délimitation
territoriale en créant les départements, les cantons et les
communes.
Le canton de Vélines va reprendre les anciennes limites de la
châtellenie de Montravel, et Montpeyroux est perdu au profit de
canton de Villefranche.
Les paroisses se St Aulaye et du Breuilh formeront la commune de
St Antoine de Breuilh.
Maxime Perrot
D’après les documents d’archives conservés par la « société des
amis de Montcaret ».
Personnalités liées à la commune
• Léonce Faure, créateur du génie rural |