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Eymet
constitue un lieu de
passage indispensable
pour tous ceux qui désirent rencontrer l'âme du
Bergeracois.
La cité-bastide
propose des trésors touristiques offerts aux visiteurs que
nous vous proposons de découvrir. |
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Bastide
du XIIIe siècle avec les rues et "carreyrous" se coupant à angle droit
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La bastide
:
Contrairement aux idées
reçues, ces bastides, à l'origine, ne sont pas fortifiées et
certaines, comme MIRAMONT, ne le seront jamais. La plupart ne
s'entoureront de murailles qu'à la fin du XIIIe ou au début du
XIVe siècle, remparts plutôt faits pour décourager les
pillards que pour résister aux assauts d'une armée organisée
et équipée d'engins de siège comme le couillard ou la truye. Même si des arrière-pensées politiques
ne sont pas absentes, le rôle des bastides, au moment de leur
fondation, est essentiellement économique : le milieu du
XIIème
siècle est une période relativement calme et prospère et ces
villes nouvelles vont permettre de fixer une population
d'agriculteurs qui s'accroît rapidement et sur laquelle
viendront se greffer commerçants et artisans pour créer une
cité capable de vivre en économie fermée.
A chaque chef de famille est attribué un ayral, terrain
rectangulaire d'environ 200 m2, à charge pour le nouveau
propriétaire d'y bâtir habitation et dépendances dans un délai
très bref, moins de deux ans, sous peine d'amende.
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La
Tour ou Donjon, vestige
du château fort du
XIII ème siècle.
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La bastide est
donc à l'origine ce que nous appelons maintenant un lotissement.
Le tracé en est fait par des arpenteurs suivant des règles
d'urbanisme inspirées des cités romaines, les rues et les
ruelles -les carreyrous- se coupant à angle droit dans la mesure
où la configuration du terrain le permet, ce qui est le cas à
EYMET. Le cœur de la cité est la place entourée d'arcades, à la
fois centre administratif avec la grange aux dîmes et centre
commercial avec la halle centrale aux piliers de bois (celle
d'EYMET a été détruite en 1793), halle qui accueille le marché
dont le jour est fixé dans la charte (le jeudi à EYMET).
A la fois code pénal, code civil et code des impôts, cette
charte, accordée par le fondateur aux habitants, fixe d'une
manière très précise droits et devoirs de chacun. Elle marque
l'apparition des libertés communales, en opposition avec le
système féodal jusque là dominant. |
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La cité est
gérée par des consuls, assemblée qui préfigure le conseil
municipal. Le bayle, en quelque sorte le maire, représente le
fondateur. Fondateur qui perçoit, grâce aux impôts fixés par la
charte, un revenu important et régulier.
La place centrale avec sa
fontaine du XVIIème siècle et
ses maisons anciennes à arcades, mais aussi place du marché
traditionnel tous les jeudis matins. |
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