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Groupe de travail 'Énergies renouvelables' du 26 janvier 2006, de
10h00 à 12h00, siège du Pays du Grand Bergeracois, Bergerac
Étaient présents :
M. Alain BRETTES, Co-président du Conseil de Développement
M. Eric AGOSTINI, société STIMULI
M. Pierre BRACCO, géobiologue
M. Gaëtan BRIZARD, chargé de mission environnement Conseil
Général Dordogne
M. Michel CAMPAGNAUD
M. Bruno DALLONGEVILLE, Association pour les enfants du Pays
de Beleyme
Mme Brigitte PAGANELLI, Communauté de communes
Montaigne-Montravel
Mme Edith DE VRIERS, Communauté de communes Entre Dordogne
et Louyre
Mme Catherine GUIBERT, Responsable Service environnement
Conseil Général Dordogne
M. Christian DAVID, GAEC d’Eyssac
M. Philippe JOUGLET, Directeur PACT-ARIM Dordogne
M. Jean LACOTTE, Président Communauté de communes Val et
Coteaux d’Eymet
M. Gérard LALLEMANT, société Archicourse
M. Bertrand LANGLOIS, FD CUMA
M. François LASTENAS, Président Communauté de communes
Dordogne Eyraud Lidoire
M. DURAND, Mairie de Sigoulès
M. Tancrède NEVEU, technicien CAFSA
M. Patrice PERRIER, Maire de Beauregard et Bassac
Mme Marie-Claude RAGUY, Présidente du Conservatoire des
Rives de la Dordogne
M. Jean-Louis RONNY, Agence Nationale pour l’Amélioration de
l’Habitat
Mme , Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat
M. Robert ROUGIER, Maire de Gaugeac
M. Jean-Pierre TEY, SARL Aquitech
M. Florent WIECZOREK, technicien CRDA
Mme Bérénice VINCENT, Vice-présidente du Pays du Grand
Bergeracois, chargé de l’aménagement
M. Gérard WAGNER, Conseiller
Mme Céline DELRIEUX, Chef du service Aménagement DDAF
Mme Brigitte ZANETTI, Cabinet 3IE
M. Philippe CORBON, Syndicat Départemental d’Énergies
Étaient excusés :
Mme Françoise WOLTERS, Maire du Buisson de Cadouin
Mme Josie BAYLE, Co-présidente du Conseil de Développement
M. Serge FOURCAUD, Président du Pays du Grand Bergeracois
M. Daniel GARRIGUE, Président Communauté de communes
Bergerac Pourpre
M. Eric AUFAURE, ADEME, chargé de mission « Bois énergie et
HQE »
M. Alain METSGAH, ADEME chargé de mission « énergies
renouvelables »
M. BOISSONNEAU, chef services techniques, Prigonrieux
M. Michel BOURGEOIS, vice-président du Pays, en charge de
l’environnement
M. Pierre-Henri COUGNEAUD, Fédération des Vins du
Bergeracois
Mme Dominique DAVID-ASTIER, Présidente Communauté de
Communes du Pays Beaumontois
M. Sylvain DESSASLES, maire de Saint Antoine de Breuilh
M. Philippe DUCENE, Président Communauté de communes du
Terroir de la truffe
M. Roger LAPOUGE, Président Communauté de communes des
Coteaux de Sigoulès
M. Pascal LATORRE, Chargé de mission environnement Conseil
Régional Aquitaine
Mme Brigitte LEGROS, Propriétaire de chambres d’hôtes
M. Jean-François MAGNOL, maire de Sigoulès
M. Serge MARRET, DDAF
Mme Annick NEPVEU, Conseillère en développement - Conseil
Général Dordogne
M. Jean-Pierre PEYREBRUNE, Maire de Monbazillac
M. Michel ROUSSEL, Agriculteur
M. Christian VALLADE, Chef de service Agriculture
–aménagement rural – eau, Conseil Général Dordogne
M. Alain EMERIAU, Agence de l’eau Adour Garonne
M. Jean-Marie VALLETTE, responsable CRDA
Rappel de l’ordre du jour :
- Présentation du projet de programme habitat en faveur du
développement durable.
- Présentation du dispositif en faveur du «Bois-énergie».
- Présentation de pistes de réflexions (récupération d’eau
de pluie, manifestation pays, …).
M. BRETTES remercie les personnes de leur présence. Il
rappelle la volonté du Pays de fédérer les acteurs locaux
autour de réflexions concernant le développement local. Dans
ce cadre, le Conseil d’Administration du Pays du 10 novembre
2005 est favorable à la constitution d’un groupe de
réflexion sur les énergies renouvelables, en lien avec le
Programme d’Initiative Global (PIG) et la Charte forestière,
projets suivis par le Pays qui intègrent ces problématiques.
Afin de présenter des actions en cours concernant les
énergies renouvelables, M. BRETTES invite Mme Catherine
GUIBERT, responsable du service environnement du Conseil
Général Dordogne, à présenter le programme de développement
des chaudières à bois auprès des collectivités locales et
des établissements publics.
Le développement durable du chauffage collectif au bois, la
transformation des déchets issus de la forêt ou des scieries
en un combustible moderne, pratique et compétitif sont les
deux principaux objectifs du Plan Bois-énergie et
Développement local initié en 1994 par l’ADEME et les
Ministères de l’Industrie, de Environnement et de
Agriculture. Le Conseil Général de la Dordogne est l’une des
13 collectivités territoriales françaises lauréates de ce
plan.
Un Comité de Pilotage, composé d’acteurs politiques et de
représentants de la filière bois locaux, définit depuis 1995
les orientations de ce plan Bois-énergie en Dordogne. Ainsi,
après avoir mis en place une filière structurée
d’approvisionnement en combustible qui réunit plus de 200
exploitants agricoles et forestiers regroupés en Coopérative
d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA), le comité de
pilotage s’attache au développement de nouvelles
chaufferies.
Cinq arguments peuvent être avancés pour le développement du
Bois-énergie :
- Un combustible performant adapté aux chaufferies
automatisées. Matériau propre, sec et homogène, la plaquette
forestière est l’un des combustibles les moins chers au kwh.
- La production de Bois-énergie représente une source de
revenus complémentaires pour le monde agricole et forestier.
- Des avantages économiques certains. Les calculs de
rentabilité (prenant en compte les économies indirectes
réalisées ainsi que les montants injectés dans l’économie
locale), montrent que l’installation d’une chaufferie bois
s’amortit en quelques années même si l’investissement
initial est plus important.
- La valorisation d’une ressource abondante et renouvelable.
- Un bilan écologique très favorable. Le Bois-énergie
contribue à l’entretien du massif forestier et à la
limitation de l’émission de gaz à effet de serre. Il diminue
les risques d’incendie, améliore la qualité des paysages et
favorise ainsi le développement du tourisme rural.
A ce jour, 24 installations fonctionnent au Bois-énergie en
Dordogne, dont 3 sur le Bergeracois.
L’étude de faisabilité d’un projet Bois-énergie peut être
subventionné à 100% par des aides publiques.
Le Conseil Général travaille principalement avec les
collectivités locales et les établissements publics. Il est
plus difficile de coopérer avec les particuliers en raison
d’une réglementation en matière de taxe sur la revente de
chaleur qui nécessiterait un montage juridique complexe.
Ensuite, M. BRETTES donne la parole à Mme Bérénice VINCENT
et à M. JOUGLET sur le Programme d’Initiative Général (PIG).
Le PIG est un programme d’action visant à améliorer des
ensembles d’immeubles ou de logement, qui fait l’objet de la
signature d’une convention entre le maître d’ouvrage, le
Préfet de Département et le président du Conseil Général à
partir de 2006.
Le PIG s’adresse aux propriétaires privés, occupants ou
bailleurs. Il permet une assistance aux maîtrises d’ouvrage.
L’objectif est de promouvoir des actions d’intérêt général
afin de résoudre des problèmes particuliers dans l’habitat
existant. L’effort est porté sur des thématiques spécifiques
et notamment sur un volet environnement : développement des
énergies renouvelables, maîtrise des énergies et des
ressources, assainissement et lutte contre les nuisibles.
Ce volet fait l’objet d’aides de plusieurs sources (ADEME,
ANAH, Conseil Régional Aquitaine, Agence de l’Eau
Adour-Aquitaine).
Les acteurs locaux pourront être force de proposition dans
le cadre de ce programme.
Le Point Info Energie de Périgueux est une émanation de l’ADEME
qui a pour objectif d’informer le grand public sur les
économies d’énergies et les énergies renouvelables afin de
modifier les comportements. Il diffuse aussi une information
sur les aides pour l’installation d’équipement de l’habitat
en faveur du développement durable (chauffe-eau solaire,
système solaire combiné, bois, chaudière basse température,
chaudière à condensation, géothermie, pompe à chaleur air,
isolation).
Ensuite, M. BRETTES donne la parole à M. François QUEVAL
pour présenter un projet de fiche-pratique sur la «
récupération d’eau de pluie ».
Ce document a pour objectif de démontrer les atouts de cette
ressource renouvelable et de calculer le volume utile d’un
équipement de stockage permettant de recueillir l’eau de
pluie, aussi bien pour un particulier et pour une
collectivité locale, en fonction de leurs besoins.
M. Jean-Pierre TEY indique que les sociétés gestionnaires de
l’eau potable ne seraient pas favorables à la gestion de
l’eau de pluie, en raison d’une concurrence sur leurs
activités. Par ailleurs, la promotion de la récupération
d’eau de pluie serait efficace avec le soutien d’une volonté
politique.
Les techniques de récupération d’eau de pluie existent. Les
équipements nécessitent l’installation d’un minimum
d’entretien et des systèmes de filtrage.
La réglementation actuelle permet l’utilisation de l’eau de
pluie que pour certains usages comme l’alimentation des
chasses d’eau et l’arrosage des espaces verts.
Les établissements qui nécessitent l’utilisation de
ressources en eau conséquente seraient les seules qui
pourraient rentabiliser des équipements de récupération
d’eau de pluie.
Un débat a eu lieu au Parlement français en 2005 sur la
préconisation d’installer des systèmes de récupération d’eau
de pluie dans les constructions neuves. Le projet de loi n’a
pas abouti.
En règle générale, les collectivités locales délèguent la
compétence gestion des eaux à des syndicats publics
spécifiques.
M. Eric AUFAURE indique que le Conseil Général Dordogne a
lancé une réflexion sur la rédaction et l’application d’un
Agenda 21 à l’échelle départemental. Cette démarche a pour
objectif de préconiser les principes du développement
durable, selon une approche territoriale. Il s’appuiera
notamment sur les Chartes de développement durable réalisées
par les structures de Pays.
Le Conseil Général développe aussi un programme «verdissement» centré autour du développement de pratiques
éco citoyennes et d’aménagement des dépendances vertes.
Il est indiqué qu’il serait plus intéressant de parler de
développement soutenable, notion qui implique des évolutions
globales de la société. En effet, la notion de développement
durable n’est souvent déclinée que selon un aspect
environnemental.
Mme RAGUY souhaiterait travailler sur des problématiques
législatives et fiscales afin de présenter des propositions
d’amélioration règlementaires aux parlementaires du
Bergeracois.
Il serait intéressant que le Bergeracois organise une
manifestation au cours de la « semaine du développement
durable » qui se déroulera du 29 mai au 4 juin 2006.
Il serait intéressant de développer des actions de
sensibilisation du grand public à la protection de
l’environnement.
M. Florent WIECZOREK indique que la Chambre d’Agriculture
informe les agriculteurs des possibilités d’utilisation de
l’huile végétale pure pour leurs véhicules agricoles comme
carburant alternatif.
Il est fait mention de l’existence du Réseau Régional d’Éducation
à l’Environnement intitulé « Graine Aquitaine », touchant
2500 enfants dont un quart en Dordogne. Il organise
notamment des conférences et des animations dans les
collèges.
Il serait intéressant de réaliser la promotion des
composteurs à déchets verts.
Certaines collectivités réfléchissent à la possibilité
d’installer un Service Public d’Assainissement Non Collectif
(SPANC) sur leur territoire pour notamment déterminer les
obligations et responsabilités des propriétaires et usagers
de ces installations ainsi que les modalités techniques
auxquelles elles sont soumises.
M. DALLONGEVILLE préconise la création d’une Commission
d’acteurs locaux qui aurait pour objectif d’analyser les
projets et proposer un appui selon les principes du
développement durable.
Il est indiqué que les HLM ne seraient pas engagé
aujourd’hui dans une réflexion sur les énergies
renouvelables.
M. PERRIER est favorable au lancement de projets en faveur
du développement durable. Sa commune a notamment installé
une chaufferie au bois pour plusieurs bâtiments communaux.
Par ailleurs, il souhaiterait que les projets de
constructions HQE soient mieux soutenus par les partenaires
financiers.
M. AGOSTINI souhaiterait initier une réflexion sur la
construction d’une Maison Témoin Bioclimatique. Le grand
public pourrait visiter cette habitation et serait renseigné
sur les équipements énergétiques la composant.
Le Conseil Général souhaiterait que le Pays du Grand
Bergeracois soit notamment un relais pour effectuer la
promotion du programme Bois-énergie sur son territoire.
Pour conclure, M. BRETTES réalise une synthèse des
différentes pistes de réflexions évoquées au cours de la
réunion :
- La sensibilisation pédagogique des Bergeracois sur les
énergies renouvelables.
- Un état des lieux des technologies utilisant des énergies
alternatives.
- Une assistance aux porteurs de projets.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 11h30.
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