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Association Les "Pesqueyroux"
 


Le curage du bassin de Radoub

 

La sauvegarde du patrimoine.

Les nombreuses personnes qui visitent les expositions vont prendre conscience, hélas parfois de façon tardive, de la richesse des témoignages qu’ils possèdent. Ces témoignages sont de toutes sortes : récits et anecdotes, photos ou cartes postales, livres de comptes de bateliers, outils de charpentiers de bateaux, pièces d’accastillage… Enregistrer les histoires, reproduire les documents, photographier les pièces rares : les «Pesqueyroux» emmagasinent de précieuses informations.

       
 


Le wagonnet Decauville

 

Les expositions ayant un caractère temporaire, une démarche est entreprise auprès de la Mairie dans le but d’obtenir un local pour entreposer le matériel. Roger Besse, le Maire, soutient ce projet avec enthousiasme et, en mars 1985, le Conseil Municipal affecte le premier étage de l’ancien presbytère (qui avait autrefois hébergé la Mairie) à l’Association qui se met aussitôt au travail pour le restaurer. Ce bâtiment lui reste toujours attribué.
L’archéologie industrielle est aussi à l’esprit des «Pesqueyroux» qui vont s’attacher à protéger le bassin de radoub de Tuilières où étaient autrefois calfatées les gabares. C’est ainsi qu’une pétition est adressée aux mairies riveraines du canal pour que les responsables de son assèchement temporaire, en 1985, tiennent compte de la spécificité de l’ouvrage. A de nombreuses reprises des interventions seront menées pour préserver ce site unique.

       
 


Le mât du "Ladia"

 

Les objets anciens sont aussi un sujet de préoccupation pour les membres de l’Association. Des pièces vont être récupérées comme en 1985 un wagonnet Decauville qui avait servi à la construction du barrage de Mauzac et que l’on reconnaît sur de nombreuses cartes postales du barrage de Tuilières. Henri Gonthier, le dernier batelier de la Dordogne, fidèle compagnon de route, va faire don du treuil de son coureau, le « Jean-Georgette » ainsi que de son mât. Son érection en 1986 à l’entrée de ce qui est appelé (sans modestie !) le « Musée des bateliers » sera l’occasion d’une sympathique cérémonie qui fut une reprise de contact des capraisiens avec leur passé…
 

       
 

Mais le projet le plus ambitieux reste d’installer une gabare à Saint-Capraise. La démarche est ancienne. Dès leur création, les « Pesqueyroux » envisagent d’acheter la dernière gabare de Dordogne, le coureau de Beney échoué à Calès, mais le Club Nautique de Mauzac leur souffle l’affaire. En 1986, la construction d’un Argentat est un instant évoquée… lorsque à la fin des années 90 l’occasion de devenir propriétaire du coureau (rebaptisé «Merlandou») se présente à nouveau ! Après avoir souvent changé de propriétaire et subi de nombreuses restaurations et transformations, pas toujours heureuses, la gabare est abandonnée, coulée, entre les deux écluses de Mauzac. Sous l’impulsion passionnée de Henri Gonthier secondé par une équipe enthousiaste, dont les époux Boullier, le « Merlandou » est ramené de vive force à Saint-Capraise. Le financement de l’opération suit vaille que vaille. Les lourdeurs administratives paralysent la situation. En 1996, le nouveau Maire demande à récupérer la gabare, ce que lui accorde le Conseil Général. Pour la seconde fois, le coureau de Beney échappe aux « Pesqueyroux ».
Cette seconde désillusion ne décourage pas pour autant le bénévolat des membres puisque la restauration de la cale-sèche se poursuit (la dernière intervention datant de 1997) et que s’achève l’aménagement puis l’installation de ce « Musée » devenu « Exposition Permanente » avant que son accès trop aléatoire ne lui autorise que le triste titre de « Dépôt ».

Suite : Histoire