Les «Pesqueyroux» ont vingt ans.
L’équipe des débuts a changé, mais peu. Parmi les membres
fondateurs, la majorité des défections est due à des départs de
la région : C’est le cas pour Marion Decoudun, Béatrice
Desmartin et M. Roque. Deux autres personnes ont quitté le
Bureau pour convenances personnelles : Jacqueline Clément en
1995 et Marie-France Gouze en 2001. Pour le reste, le record de
longévité appartient à Régine Bouzounie-Doat au poste de
Secrétaire depuis la création.
Présentation du Rapport
Fargaudie
A côté de
l’organigramme officiel que chaque assemblée générale annuelle
entérine, se trouve une série de conseillers qui aident
activement l’Association. Anne-Marie Cocula Vaillières,
rencontrée à la Facultée de Bordeaux en 1982, a été la marraine
des «Pesqueyroux» avant d’en devenir, lors de leur dixième
Assemblée Générale, la Présidente d’Honneur. Yann Laborie a, dés
1984, apporté le concours désintéressé de ses inépuisables
connaissances en matière de batellerie. L’architecte Jean Loup
Daele rejoint le groupe en 1987 à l’occasion de l’exposition sur
l’architecture rurale du canton. André Goustat, enfin, est
souvent sollicité depuis 1996.
C’est en effet en
mai 1996 qu’une brèche s’ouvre dans le canal qui se déverse dans
la Dordogne au niveau du Port de Lanquais. L’accident du Tour de
France, en juillet 1964 avait eu pour conséquence la
transformation du pont de Port de Couze et l’interdiction de
toute navigation entre Mauzac et Saint-Capraise. Ce nouvel
accident risquait d’être le coup de grâce pour le canal. Les «Pesqueyroux»
qui s’étaient pris à rêver d’«une promenade…au rythme lent d’une
gabare» risquaient de voir disparaître toutes leurs illusions.
Ils s’engagent alors dans une action de longue haleine pour la
restauration de l’ouvrage. Martine Tran, membre du Conseil
Municipal depuis les élections de 1995 entre dans l’Association
et devient membre du Bureau. Frédéric Gontier, Président depuis
1987 est élu de la commune au Syndicat Intercommunal du Canal de
Lalinde. Ils seront les avocats de la réhabilitation du canal
quels qu’en soient les frais.
Pour tous les membres, l’accident du Port de Lanquais induit une
double prise de conscience : La protection du patrimoine
batelier ne passe pas que par la sauvegarde de vestiges
antiques. Il faut aussi s’engager dans une espèce de
militantisme afin d’informer, de convaincre, voire d’influencer
les pouvoirs locaux. L’Association ne doit pas se cantonner dans
un rôle purement défensif, elle doit se faire connaître, se
fédérer même avec d’autres organismes poursuivant des buts
similaires. Le traumatisme de 1996 a pour conséquence la
définition d’un ambitieux projet : La batellerie doit être
rétablie sur le canal. Partant de là, le choix des méthodes et
des alliés se fera de façon pragmatique.