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ARAH : Association de Recherches Archéologiques et Historiques
du Pays de la ForceEnglish Version
   

L'Association de Recherches Archéologiques et Historiques du Pays de la Force (en abrégé ARAH) a été créée en 1990. Elle a pour but la recherche, l'inventaire, l'étude et la sauvegarde du patrimoine archéologique et historique du "Pays de la Force" (les 12 communes du Canton de la Force plus les communes de Lamonzie St Martin et Gardonne, pour des raisons liées à l'histoire locale et qui remontent à la Révolution française).

     
 

Le Pays de la Force est situé au bord de la Dordogne, entre Bergerac et Ste Foy la Grande. Il est bordé au Nord par le Canton de Mussidan et la forêt du Landais. En 420, les Wisigoths s'établissent dans cette région et restent maîtres de l'endroit jusqu'à la conquête de Clovis en 507. Au VIIIème siècle, le Pays est rattaché au Royaume de Toulouse par Dagobert puis il est administré par Charlemagne et ses descendants.

Le pays de la Force passa au Xème siècle, aux mains d'Adalbert du Périgord, célèbre pour son attitude frondeuse vis-à-vis de Hugues Capet. En 1131, les Anglais prennent possession de l'endroit, suite au mariage d'Aliénor avec Henri Plantagênet. C'est au XII ème, après la Première Croisade, qu'apparaissent les Sires de Prévôt. Les Caumont arrivent à la Force, par le mariage de François de Caumont avec Philippine de Beaupoil, descendante directe des Prévôt, en 1554. Ces seigneurs allaient devenir marquis, barons, ducs et pairs de Fance (en 1637).

Le pays fut ravagé maintes fois par le Prince Noir, pendant la Guerre de Cent Ans, et ne redevint français qu'en 1453, après la Bataille de Castillon.

La Maison des Caumont-La Force, pendant la Réforme mena, avec la Maison de Navarre, la lutte auprès des Huguenots, contre les Catholiques. Grand ami de Henri IV, Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, défendit Montauban contre Louis XIII en 1631, avant de participer, comme Maréchal de France, à la Guerre de Trente Ans.

Le cinquième duc de Caumont, élevé par les Jésuites, abjura sa religion en 1683 et persécuta alors les Protestants de son duché...

Lors de la Révolution, le peuple forcelais acclama le mouvement et rédigea ses Cahiers de doléance. Le château, construit en 1604, fut démoli en 1793. Il ne reste aujourd'hui, qu'une petite portion de la façade du pavillon central des Recettes.
Parmi les autres personnages célèbres de la famille, nous citerons Mlle de la Force, petite-fille du premier duc et conteuse libertine du XVIIe siècle, Mgr Belsunce, archevêque de Marseille, lors de la grande peste de 1721, né au château de La Force, la comtesse de Balbi, née Caumont La Force, égérie du comte de Provence, futur Louis XVIII.

Les Asiles John Bost furent crées en 1848 par le pasteur du même nom. De nos jours la Fondation
John Bost compte environ 1200 salariés et 1000 malades répartis sur 22 pavillons répartis notamment sur les communes de Prigonrieux et La Force.

Nous n’oublierons pas le marquis de Lavalette, ambassadeur et ministre de Napoléon III et son château de Cavalerie où il habita avec son épouse américaine, son fils adoptif Samuel Welles de Lavalette, les maires de la III ème République : MM. Clament (député) et de la Chapelle à La Force, Blanc et Guichard à Prigonrieux, la famille Boudet, propriétaire du château de St Martin, dont des membres seront maires de Lamonzie St Martin et Gardonne, Dupuy au Fleix etc…

Le fleuve Dordogne fut utilisé à des fins commerciales au moins dès l'Age de Bronze. Au gué de la Bourgatie, commune de Lamonzie, on a retrouvé un fer de lance à ailettes de l'ère carolingienne.

Plusieurs sites, allant du Paléolithique au Moyen Age, en passant par la période Gallo-Romaine ont été reconnus sur les communes de Prigonrieux et St Pierre d'Eyraud. Le Fleix possède le domaine du Gillet où un tumulus jouxte un "touron" lié au culte celtique des eaux, ainsi que le site gaulois de la "Villa de Melle", non loin de la "Via Limovicensis", voie romaine qui allait de Limoges à Port Ste Foy, en passant par Périgueux, Mussidan et St Géry (situé dans le pays de la Force).

On pense qu'un site néolithique aurait pu se trouver entre Gardonne et la Force et une nécropole à sarcophages aurait pu exister à Lamonzie St Martin, ou par la suite, un Prieuré de Bénédictins s'est installé, tout comme à Monfaucon et au Fleix. Une propriété des Hospitaliers de St Jean (Ordre de Malte) a existé à St Pierre d'Eyraud. Les Templiers, eux, se trouvaient à Fraysse, avec la «Preceptoria de Lespau». Une verrerie a donné son nom au lieu-dit «Verrière» à Fraysse, tandis que deux faïenceries prospéraient au Fleix au XVIIIème siècle.

Des vestiges d’habitat ancien ont été mis à jour, au lieu-dit le Guel à Prigonrieux, lors de la réalisation de la rocade ouest de Bergerac.

Bref, l'archéologie et l'histoire ont laissé quelques traces qu'il nous appartient de préserver, pour notre bonheur et celui de nos enfants en nous rappelant d'où nous venons!