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Adaptation :
Matthieu GALEY
Metteur en scène :
Gérard
GUILLEMIN
Avec : Sébastien BOUDROT et Jean-Baptiste LABLEIGNE
Performance plastique de Sari
BREITBURD : pendant chaque représentation, une œuvre sera
réalisée en directe dans la salle par
l’artiste-peintre et sera proposée à la vente.
Spectacle
créé à Paris par Laurent TERZIEFF et Michael LONSDALE
« Zoo Story », est un réquisitoire volontairement dérisoire
contre la société moderne, fondée sur des valeurs
artificielles, et une condamnation de la complaisance, de
l’hypocrisie, et de la médiocrité qui en sont l’expression.
Le personnage de Peter représente le conformisme. Partout on
cherche à obtenir « ce qu’on veut » et l’on y parvient par la
cruauté, la sournoiserie ou le crime.
La bêtise et la pusillanimité règnent sur ce monde petit que
dominent aussi bien les inhibitions et les refoulements. Seuls
quelques-uns, quelques privilégiés particulièrement éprouvés,
ont le courage de regarder en face leurs démons, et luttent
avec la violence du désespoir, mais ils partent vaincus
d’avance. Jerry choisit le suicide, forme de soumission,
radicale.
Si on l’accuse de nihilisme, d’immoralité et de défaitisme,
Edward ALBEE répond tout simplement que ses pièces sont une
représentation de notre époque - telle qu’il la voit bien sûr.
Hara-Kiri et crime rituel, Albee nous conte là, dans un
langage fort et dense, une histoire exemplaire. La pièce nous
fait partager toute la détresse du héros et à n’y voir avec
lui aucune autre issue que la souffrance des entrailles.
Par-delà le cas clinique et le fait divers new-yorkais, le
spectateur éprouve la fatalité de toutes les bâtardises
individuelles ou sociales, qui se jettent au pied des
enracinés sans autre ressource que celle de leur faire honte.
Jerry marque de façon bouleversante le passage du grand voyou
de la politesse encombrante à l’intimidation et à la rage
folle, sur ce bourgeois repu qu’est Peter avec cette gêne
apeurée des nantis, donnant à ce suicide de beatnik on ne sait
quel accent de désespoir slave.
Le metteur en scène Gérard GUILLEMIN trouve là l’occasion de
porter un regard aigu sur la vision d’aujourd’hui de
l’Amérique.
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