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Accueil  >  Culture & Patrimoine  >  Michel Eyquem de Montaigne

 

 


Michel Eyquem de Montaigne


Aspects spécifiques de la vie de Montaigne ayant un lien évident avec sa philosophie


L’auteur des « Essais » fut un homme politique très important du XVIe siècle. Ce désir d’action dans le domaine public venait de ses idées, et, les possibilités d’agir de la notoriété de sa famille qui, depuis trois générations, avait participé à la marche des affaires municipales de Bordeaux.
Son grand-père avait été prévôt, son père, maire de la ville, et lui-même était membre du Parlement. D’autre part, l’époque extrêmement troublée (lutte entre protestants et catholiques) l’incitait à obtenir une conciliation entre les parties.
Un grand personnage d’Aquitaine avait joué un rôle très important dans ce sens : c’est Germain Gaston de Foix, comte de Gurson et du Fleix (il avait été ambassadeur en Angleterre pour le retour de Calais à la France), fondateur de la Ligue (parti catholique) en Aquitaine, qui, sans abandonner ses convictions religieuses, avait œuvré pour la paix. Parmi d’autres personnalités importantes, nous pouvons citer la Reine-Mère Catherine de Médicis, le Chancelier de L’Hôpital et le Maréchal de Matignon. Il faut souligner que le choix de Montaigne était à haut risque, compte tenu des multiples affrontements armés entre les deux partis.
La participation politique la plus importante de Montaigne fut son mandat de maire de Bordeaux en 1581, qu’il avait accepté un peu forcé par le roi Henri III, mais qu’il avait exercé à la satisfaction de tous. Malgré sa maladie grave, il souffrait de calculs rénaux, une santé précaire et l’action des opposants ultras, il se représenta à un nouveau mandat et fut réélu. Ce second mandat permit l’élection à sa succession du Maréchal de Matignon, continuateur de l’œuvre modératrice de Montaigne.

Et combien l’on comprend que, chassant loin de lui le souvenir fâcheux de cette rude contestation, l’auteur des « Essais » ait voulu simplement mais fortement exprimer sa reconnaissance au « bon peuple » de Bordeaux.

« Ce peuple qui employa tous les plus extrêmes moyens qu’il eut en ses mains à me gratifier, et avant m’avoir cogneu et après, et fit bien plus pour moy en me redonnant ma charge qu’en me la donnant premièrement ».
Michel de Montaigne


A. Benoist
 

 
 

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