La commune
est bordée au Nord par Gardonne, à l’Est par Pomport, au Sud par Cunèges et Monestier et à l’Ouest par Saussignac.
En 1900, sa superficie était de 1 399 hectares et elle comptait 530
habitants. Aujourd’hui, sa superficie est la même, mais sa
population n’est plus que de 436 habitants.
Deux paroisses, Gageac
et Rouillac, forment cette commune depuis le début du XIXème
siècle.
L'Histoire de Gageac remonte à
une haute Antiquité. Son nom est le dérivé du radical Gau, qui,
en sanscrit, implique l’idée d’un terrain boisé, d’une forêt.
Au siècle de Saint Louis (1220) Gageac était le siège d’un
archiprêtré de cinquante trois paroisses.
Sous le pontificat de Jean XXII de grandes réformes furent
faites en Périgord. L’évêché primitif fut divisé en deux
diocèses : Périgueux et Sarlat, et l’archiprêtré de Gageac
transporté à Flaugeac.
Gageac avait été le centre d’une sirerie importante, mais son
château venait d’être pris et détruit : ce fut sans doute une
des causes qui provoquèrent de ce transfert.
Le bourg de
Rouillac, prospère au Moyen-Age, a disparu.
Rouillac porta jusqu’en 1789 le titre de juridiction. Le château
ou tour de Rouillac, chef-lieu de cette haute seigneurie, existe
encore en partie. Il est situé dans la plaine au bas de
Rouillac. Construit au XIVème siècle, il rappelle, par bien des
détails, le château des Tours de Lenlège, son voisin, mais son
aîné d’un siècle. De larges et profondes douves le protégeaient
: elles ont disparu, comme a disparu son enceinte. Ses tours ont
été abattues, ses créneaux démantelés et son donjon carré rasé
au niveau du corps de logis. Aujourd’hui une haute toiture du
temps de Charles VIII ou de Louis XII, de larges fenêtres
remaniées à la même époque, attirent, seules, l’attention.
Vers le XVIème siècle, Gageac exploitait des mines de fer du
Petit et Grand Marteau. Ces minerais étaient traités à la
Ferrière. (d’où les noms des lieux-dits : Marteau et Ferrière).
Sur ces sites nous trouvons encore de belles habitations des
maîtres de forges de l’époque.