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«Très tôt les paroisses de la juridiction de LALINDE dont
BOURNIQUEL, pressées et impatientes d'avoir une forme
différente d'administration et de police, sollicitèrent la
création d'un Comité Municipal élu. Leur désir était de former
un même corps de communauté, d'être unies de manière à former
une confédération pour le bien de tous».
Le jour de la formation de ce Comité, le 6 Septembre 1789,
BOURNIQUEL ne se présenta pas. Plus tard, refus également des
curés de BOURNIQUEL, de SAINT-FRONT et de PONTOURS de publier
la convocation à l'Assemblée du 17 Février 1790, afin de
procéder à l'élection du corps municipal, refus également des
citoyens de ces trois paroisses de comparaître à la réunion
indiquée.
C'est du fait de cette sécession que naquît la municipalité de
BOURNIQUEL dans sa forme actuelle. Dès 1790, la paroisse de
BOURNIQUEL devint une commune à part entière de par la volonté
de ses habitants et suite aux événements de 1789.
A cette époque, la population était d'environ 350 habitants.
La commune de BOURNIQUEL compte actuellement 62 habitants,
elle fait partie de la Communauté de Communes du Pays
Beaumontois. Elle s'étend sur une superficie d'environ 800
hectares dont 50 % sont occupés par la forêt ; le reste étant
en cultures, landes et friches.
Le potentiel agronomique des sols est faible. Ceux-ci sont
composés de placages sidérolithiques sablonneux, perméables
sur les plateaux. Leur acidité y fait prédominer les
châtaigniers, les pins maritimes (récemment implantés par
ligniculture) et les pâturages. Sur les coteaux, les sols
proviennent de la décomposition des calcaires du Campanien
plus fertiles et tout aussi perméables. On y rencontre les
taillis de chênes, les pins sylvestres et là où le sol est le
plus profond, les cultures céréalières ; les meilleurs sols
étant réservés aux cultures spécialisées (tabac), celles-ci ne
sont possibles que sur quelques hectares, argile rouge
naturellement plus fertile de décomposition du Maestrichtien.
Il n'y a pas de réserve d'eau ; les sols perméables ne se
prêtant pas à la création de réserve collinaire importante.
L'altitude moyenne est de 120 mètres environ. Le village est
situé sur une ligne de crêtes séparant la vallée de la
Dordogne au Nord et la vallée du Roumaguet, affluent de la
Couze au Sud-Ouest.
Cette disposition géographique et le développement de
l'élevage bovin de plein air, respectueux de la nature rendent BOURNIQUEL très attractif pour le tourisme, en particulier par
le calme qui y règne et la possibilité de promenades offerte
par le GR6 E mettant la commune en communication avec les
chemins pédestres des cantons voisins : LALINDE-LE BUISSON-BEAUMONT.
Des dépliants sont disponibles à l'office du tourisme du pays
Beaumontois.
Malgré cet isolement relatif, Bourniquel est à environ 5 km de
tous commerces et services indispensables à la vie de tous les
jours, soit à Beaumont au Sud, soit à Lalinde au Nord, toutes
deux bastide.
La commune est située à 4 km au Sud de l'axe de Bergerac-Lalinde-Sarlat, artère nourricière du tourisme local
reliant Bordeaux au Périgord Noir et au Quercy direction de
Cahors par Beaumont.
Bourniquel est également à 5 km environ de Saint-Avit-Sénieur,
étape du chemin de Compostelle célèbre par son abbatiale du
13ème siècle restaurée ainsi que son musée.
Archéologie :
Monseigneur CHASTAING, camérier du Pape curé de BOURNIQUEL de
1886 à 1944, archéologue pionnier de la préhistoire à
BOURNIQUEL. |
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-Gisement
paléolithique des JAMBLANCS et du MALPAS :
L’industrie osseuse rencontrée dans cette couche archéologique,
se compose pour l’instant d’un tronçon de bois de renne
débité, d’un fragment mésial de grosse sagaie à cannelures et
d’une sagaie quasi complète en bois de renne mesurant 326 mm
de long. Cette pièce du type «à double pointe» présente aussi
une profonde rainure longitudinale. Elle a été découverte
fragmentée sur place en 11 morceaux sous une grosse dalle
reposant grossièrement à plat dans le remplissage de
blocaille.
Ce type de longue sagaie «bipointe» à rainures est
traditionnellement rapporté au Magdalénien III selon la
classification de l’Abbé Breuil, d’après le mobilier du
Placard. Sa dimension est exceptionnelle car seule la dépasse,
à notre connaissance une sagaie «bipointe» sans cannelure
provenant de Laugerie-Haute-Est que Peyrony avait mis au jour
dans le Magdalénien III précisément.
On peut donc raisonnablement attribuer à cette phase
l’industrie contenue dans le cailloutis du couloir de l’abri
EST, compte tenu de la présence de cette sagaie et d’une
industrie lithique affichant plusieurs caractères évolués.
On regrette alors que ce niveau ait été pratiquement détruit.
De ce fait, l’âge des deux principaux blocs gravés des
Jamblancs trouvés dans les déblais, avancé à cette époque dans
leur publication de 1934, pourrait trouver là, curieusement,
un argument venant conforter cette datation qui se corrèle
bien aux termes de comparaison fournis, sur le plan de la
gravure et de la sculpture, par Laugerie-Haute. |