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Le Pays de
la Force est situé au bord de la Dordogne,
entre Bergerac et Ste Foy la Grande.
Il est bordé au Nord par le Canton de Mussidan et la forêt du
Landais. En 420, les Wisigoths s'établissent dans cette région et
restent maîtres de l'endroit jusqu'à la conquête de Clovis en
507. Au VIIIème siècle, le Pays est rattaché au Royaume de
Toulouse par Dagobert puis il est administré par Charlemagne et
ses descendants.
Le pays de la Force passa au Xème siècle, aux mains d'Adalbert
du Périgord, célèbre pour son attitude frondeuse vis-à-vis de
Hugues Capet. En 1131, les Anglais prennent possession de
l'endroit, suite au mariage d'Aliénor avec Henri Plantagênet.
C'est au XII ème, après la Première Croisade, qu'apparaissent
les Sires de Prévôt. Les Caumont arrivent à la Force, par le
mariage de François de Caumont avec Philippine de Beaupoil,
descendante directe des Prévôt, en 1554. Ces seigneurs allaient
devenir marquis, barons, ducs et pairs de Fance (en 1637).
Le pays fut ravagé maintes fois par le Prince Noir, pendant la
Guerre de Cent Ans, et ne redevint français qu'en 1453, après la
Bataille de Castillon.
La Maison des Caumont-La Force, pendant la Réforme mena, avec la
Maison de Navarre, la lutte auprès des Huguenots, contre les
Catholiques. Grand ami de Henri IV, Jacques Nompar de Caumont,
duc de la Force, défendit Montauban contre Louis XIII en 1631,
avant de participer, comme Maréchal de France, à la Guerre de
Trente Ans.
Le cinquième duc de Caumont, élevé par les Jésuites, abjura sa
religion en 1683 et persécuta alors les Protestants de son
duché...
Lors de la Révolution, le peuple forcelais acclama le mouvement
et rédigea ses Cahiers de doléance. Le château, construit en
1604, fut démoli en 1793. Il ne reste aujourd'hui, qu'une petite
portion de la façade du pavillon central des Recettes.
Parmi les autres personnages célèbres de la famille, nous
citerons Mlle de la Force, petite-fille du premier duc et
conteuse libertine du XVIIe siècle, Mgr Belsunce, archevêque de
Marseille, lors de la grande peste de 1721, né au château de La
Force, la comtesse de Balbi, née Caumont La Force, égérie du
comte de Provence, futur Louis XVIII.
Les Asiles John Bost furent crées en 1848 par le pasteur du même
nom. De nos jours la Fondation
John Bost
compte environ 1200 salariés et 1000 malades répartis sur 22
pavillons répartis notamment sur les communes de Prigonrieux et
La Force.
Nous n’oublierons pas le marquis de Lavalette, ambassadeur et
ministre de Napoléon III et son château de Cavalerie où il
habita avec son épouse américaine, son fils adoptif Samuel
Welles de Lavalette, les maires de la III ème République : MM.
Clament (député) et de la Chapelle à La Force, Blanc et Guichard
à Prigonrieux, la famille Boudet, propriétaire du château de St
Martin, dont des membres seront maires de Lamonzie St Martin et
Gardonne, Dupuy au Fleix etc…
Le fleuve Dordogne fut utilisé à des fins commerciales au moins
dès l'Age de Bronze. Au gué de la Bourgatie, commune de Lamonzie,
on a retrouvé un fer de lance à ailettes de l'ère carolingienne.
Plusieurs sites, allant du Paléolithique au Moyen Age, en
passant par la période Gallo-Romaine ont été reconnus sur les
communes de Prigonrieux et St Pierre d'Eyraud. Le Fleix possède
le domaine du Gillet où un tumulus jouxte un "touron" lié au
culte celtique des eaux, ainsi que le site gaulois de la "Villa
de Melle", non loin de la "Via Limovicensis", voie romaine qui
allait de Limoges à Port Ste Foy, en passant par Périgueux,
Mussidan et St Géry (situé dans le pays de la Force).
On pense qu'un site néolithique aurait pu se trouver entre
Gardonne et la Force et une nécropole à sarcophages aurait pu
exister à Lamonzie St Martin, ou par la suite, un Prieuré de
Bénédictins s'est installé, tout comme à Monfaucon et au Fleix.
Une propriété des Hospitaliers de St Jean (Ordre de Malte) a
existé à St Pierre d'Eyraud. Les Templiers, eux, se trouvaient à
Fraysse, avec la «Preceptoria de Lespau». Une verrerie a donné
son nom au lieu-dit «Verrière» à Fraysse, tandis que deux
faïenceries prospéraient au Fleix au XVIIIème siècle.
Bref, l'archéologie et l'histoire ont laissé quelques traces
qu'il nous appartient de préserver, pour notre bonheur et celui
de nos enfants en nous rappelant d'où nous venons! |